A la une, focus, France, Homoparentalité, Plus | 13.09.2016 - 12 h 23 | 9 COMMENTAIRES

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Mères sociales: Quand la mère biologique refuse tout contact avec l’enfant

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Elles sont mères, ont élevé un enfant avec leur compagne d'avec qui elles sont séparées… et ne peuvent plus aujourd'hui voir leur enfant. Yagg a recueilli leurs témoignages.
mere et enfant - pictogramme

- Photo : Till Westermayer

Elles sont mères et pourtant elles n'ont aucun droit sur leur enfant. Malgré la loi sur le mariage et l'adoption pour tous les couples votée en 2013, les couples de femmes sont toujours exposés à de grandes difficultés et plus particulièrement la mère dite sociale, celle qui n'a pas porté l'enfant. Et lorsque survient une séparation dans ces couples, la situation peut virer au cauchemar. Il arrive en effet que, dans le cas d'un conflit, la mère biologique refuse d'établir une garde équitable et décide de rompre le lien entre l'autre mère et l'enfant. Et pour cette dernière, c'est souvent le début d'un long chemin judiciaire...

Yagg a parlé à des oubliées de la loi mariage pour tous, deux mères privées de l'enfant qu'elles ont eu avec leur ex-compagne. Leurs histoires sont différentes, mais chacune a vécu et vit encore un vrai parcours de combattant. Elles le disent elles-mêmes, leurs histoires sont peu entendues dans les médias et dans l'espace public. À leurs côtés, leurs avocates, leurs proches, mais aussi parfois des associations, leur apportent un soutien pour obtenir une reconnaissance et pouvoir revoir leur enfant.

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LES réactions (9)
  • Par Thomas Linard 13 Sep 2016 - 13 H 43
    Photo du profil de Thomas Linard

    Bonjour Maëlle,
    L’établissement de la filiation par possession d’état n’est pas une démarche de reconnaissance volontaire en mairie. C’est une procédure judiciarisée, comme pour l’adoption (et cela remplace alors une procédure d’adoption).
    À noter que dans le cas de Céline Boulanger, il faudrait, si c’était la voie choisie, contester la paternité de l’homme qui a reconnu sa fille. Et pour cela, démontrer que, lui, n’a pas de possession d’état non viciée à l’égard de cet enfant.

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  • Par Liao 13 Sep 2016 - 15 H 29
    Photo du profil de Liao

    Ce sont de beaux et tristes témoignages, les combats de plusieurs personnes et l’absurdité de la loi.
    Bel article.

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  • Par sossourires 13 Sep 2016 - 16 H 14
    Photo du profil de sossourires

    Egalité : même chez les homos certaines séparations frôlent la connerie : ce qui a été construit dans le bonheur, l’amour … laisse place à la destruction, la colère

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  • Par Pseudoobgligatoire 13 Sep 2016 - 22 H 45
    Photo du profil de Pseudoobgligatoire

    Pour moi, cette problématique relève du délire, à proprement parler. Du délire.

    NB : je suis homosexuel homophobe. Je n’ai certes pas ma place sur ce site. Mais je pense que le « combat » LGBT tangente, sur ce sujet tout du moins, le n’importe quoi, l’insensé, la folie. Vraiment la folie. J’insiste : la folie. Je ne sais qu’écrire d’autre.
    Il faut revenir sur Terre.
    Jusqu’il y a peu, un enfant ne pouvait naître que de la rencontre d’un homme et d’une femme.
    Aujourd’hui, pour le courant LGBT, un enfant est le produit de la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule.
    Je me demande si, souterrainement, l’on ne désire pas s’abstraire à l’avenir de toute reproduction sexuée, même réduite à des travaux de laboratoires.
    Je ne sais si, un jour (sans doute un peu lointain, quand même), la technique biologique le permettra. Mais quand bien même cela serait techniquement possible, serait-ce moralement (dans une acception neutre, sans relent de moisi) acceptable ?
    Pour ma part, j’ai la sensation que nous vivons aujourd’hui en Occident dans un roman d’anticipation sinistre, dans lequel l’humanité se défait d’elle-même (pour utiliser des « gros » mots).
    Par moment, je me dis que l’un des éléments qui fondent l’humanité est que l’on ne fait pas ce que l’on peut faire ou ce que l’on a envie de faire. Parce que cela ne se fait pas. Parce que cela ne doit pas se faire (je me rends compte que ce que dis est un peu bateau et, peut-être, inaudible : cela renvoie à la loi, à la morale, à l’interdit).

    NB2 : d’un point de vue, pour le coup, « politique », j’espère que nous ne sommes pas comme à la fin de l’empire romain d’Occident. Est-ce de la provocation ?

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    • Par Phil86 14 Sep 2016 - 15 H 05
      Photo du profil de Phil86

      Il ne sera pas possible de faire encore longtemps l’impasse sur la PMA et la GPA, ces techniques de procréations existent et sont utilisées, que la loi les reconnaissent ou pas, personne ne pourra rien contre cet état de fait. Il faut donc que le droit s’adapte aux spécificités de la famille homoparentale et apporte des solutions, cela prendra un peu de temps. La meilleure solution serait de reconnaitre aux parents sociaux le statut de mère ou de père à part entière, la parenté ne pouvant se limiter à la seule parenté biologique. Bref, il ne faut pas avoir peur de ces évolutions, c’est à nous, humains, de les codifier dans le droit. La morale n’a rien à voir dans cette affaire.

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    • Par Zam 18 Sep 2016 - 15 H 54
      Photo du profil de Zam

      Personnelement, j’ai aussi l’impression de vivre dans un roman d’anticipation mais ce serait plutôt 1984 de Georges Orwell ou alors une œuvre où l’humanité détruit la planète.
      Pour revenir au sujet, la PMA permet surtout de sécuriser un cadre sur quelques chose qui finalement peut se faire artisanalement (avec les risques que ça comporte). Il sera très difficile d’empêcher une femme de s’arranger avec un amis pour qu’il lui fournisse une seringue de sperme ou plus sécurisant d’aller à l’étranger où c’est autorisé.
      A mon sens on pourrait interroger la PMA vis à vis des pratiques de sélection des donneurs. Mais à ce moment qu’on parle de réglementer la PMA pour tous le monde et pas uniquement les couples de même sexe.

      Mais on comprend bien que dans ton message ce qui transpire c’est plutôt d’imaginer que des couples de même sexe puissent éduquer des enfants. Or sur ce point on a pas mal de recul au final entre autres avec ceux qui se sont mis en couple après avoir eu des enfants.

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  • Par un chemin 14 Sep 2016 - 9 H 26
    Photo du profil de un chemin

    L’article me semble sous-estimer les avancées induites par la possibilité pour les parents gays de se marier. A partir du moment où un couple est marié, il doit, pour divorcer, passer devant un juge aux affaires familiales: l’occasion de faire trancher par la justice la question des liens de l’enfant avec ses deux parents.
    Une certitude: les gays et les lesbiennes qui ont des enfants ont tout intérêt à se marier.

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    • Par Thomas Linard 14 Sep 2016 - 10 H 58
      Photo du profil de Thomas Linard

      Non, le mariage ne résout aucune question de filiation. Lorsque un couple hétéro divorce, la question des enfants d’un premier lit n’est pas abordée par le jugement de divorce : ils restent les enfants d’un seul parent. De même si des enfants adultérins sont nés durant le mariage. Et précisément, la situation des enfants qui naissent dans un couple marié de même sexe est très semblable à la situation des enfants adultérins d’un couplé marié de sexe différent : ils seront les enfants d’un seul parent (au moins à l’intérieur du couple marié).
      L’adoption de l’enfant du conjoint (ou l’établissement de la possession d’état, mais ça reste à tester) permet de remédier à cela. Et effectivement l’adoption de l’enfant du conjoint entend « conjoint » dans un sens très restrictif : il faut être marié (alors que ce n’est pas nécessaire pour la possession d’état). Une fois que l’adoption est faite (ou la filiation par possession d’état établie), la situation du couple marié de même sexe face au divorce sera la même que celle du couple marié de sexe différent, avec enfants, face au divorce. Mais si la filiation n’est pas établie, cela s’apparente bien plus comme je disais à la situation d’un couple hétéro qui divorce avec présence d’enfants adultérins (des enfants d’un seul parent).

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    • Par un chemin 14 Sep 2016 - 20 H 39
      Photo du profil de un chemin

      Je ne vois pas en quoi ce que tu écris contredit ma remarque, mais bon… (soupir)

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