Santé, VIH | 09.09.2016 - 14 h 53 | 3 COMMENTAIRES
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VIH: Un an après son lancement, quel bilan pour l’autotest?

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Un an après sa mise sur le marché, l'autotest du VIH séduit en particulier celles et ceux qui ne souhaitent pas se rendre dans les centres de dépistage.
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Autotest - Photo : Autotest Santé

Dans le paysage du dépistage en France, l'autotest ne fait pas le poids si on le compare aux pratiques courantes. On estime que plus de 5 millions de tests de dépistage du VIH sont réalisés chaque année. Depuis son lancement, en septembre 2015, l'autotest est produit et distribué par la laboratoire AAZ, seul fabricant autorisé et CE, au rythme d'environ 2000 par semaine. Soit sur l'année écoulée un peu plus de 100 000 tests. Ce n'est pas anodin.

Selon une étude d'illicopharma, une pharmacie en ligne, la demande a été forte en septembre et octobre 2015 et depuis quelques mois, elle ne faiblit pas. Ce même distributeur avait mené mené une étude en mars 2016 qui montrait que 42% des acheteurs d'autotest n'avaient jamais effectué de dépistage auparavant. Parmi ces personnes, plus d'une sur deux déclarait qu'elle ne serait pas allée se faire dépister en centre de dépistage si l'autotest VIH n'avait pas été pas disponible en pharmacie. Huit pour cent des acheteurs ont commandé au moins deux autotests dans l'année.

Mais au prix public de 25 euros, l'autotest n'est pas accessible à toutes les bourses. C'est pourquoi la ministre de la Santé a accédé à la demande des associations de pouvoir délivrer gratuitement les autotests.

Un arrêté paru le 21 août au Journal Officiel doit permettre d'élargir leur disponibilité des autotests. L'arrêté précise quelles populations pourront en bénéficier gratuitement:

- les populations fortement exposées au risque de transmission du VIH et pour lesquelles des prises de risque à répétition sont identifiées. Pour ces personnes, l'autotest VIH peut servir pour réaliser un «dépistage intermédiaire» entre deux dépistages par sérologie ou par TROD [Test Rapide d'Orientation Diagnostic];
- les personnes qui ne veulent pas entrer dans le système actuel de dépistage ou qui sont réticentes à effectuer un dépistage;
- les personnes pour lesquelles l'accès aux services de soins est rendu particulièrement difficile du fait de leur situation de précarité administrative, socio-économique ou d'isolement géographique.

 

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LES réactions (3)
  • Par Gaystronome 09 Sep 2016 - 19 H 56
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    Un progrès scientifique associé à une politique intelligente. Je me pose une question : qu’aurait fait de ce progrès un gouvernement de droite ?
    En fait il vaut mieux ne pas connaitre la réponse.

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  • Par badinguet 09 Sep 2016 - 20 H 56
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    pourquoi payer 25 euros un autotest, je vais dans l’hopital de ma ville, c’est gratuit, anonyme, et je peux discuter et poser des questions au médecin, sans gène !

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  • Par EthnoPhilo 11 Sep 2016 - 12 H 03
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    Le dépistage des IST vise actuellement les objectifs suivant :
    * pré-diagnostique des IST dont le VIH
    * orienter le plus rapidement possible vers les ARV en cas de VIH, et autres traitements si autres IST
    * accompagner la personne en cas de séropositivité dépistée, plus particulièrement si elle est inexpérimentée ou fragile
    * donner des conseils de prévention
    * donner des préservatifs
    * orienter vers la PrEP en cas de haut risque d’infection au VIH.
    .
    L’auto-dépistage remplit certains de ces objectifs mais pas tous, et sa gratuité vise de toute évidence à faciliter l’atteinte de certains objectifs difficiles, tels que le traitement précoce du VIH, ou pallier les difficultés d’ordre matériel à se faire dépister, ou encore d’ordre psychologique.
    .
    Ce qui signifie que gratuit ou pas il n’est pas forcément approprié aux gens inexpérimentés ou psychologiquement fragiles.
    .
    J’en profite pour répéter que si les notices d’utilisation des outils de prévention des IST en France semblent la plupart du temps avoir été relue par des juristes, et être donc plutot précises, la lecture simplifiée que disent en faire certains gays expérimentés et ayant selon eux survécus à toutes les IST, montre de façon récurente leur désintérait de l’effet aggravant que pourrait avoir cette lecture sur les gays inexpérimentés ou fragiles. Comme on dit en langage commun, apparemment chacun pour sa poire.
    .
    Sinon pour en revenir au sujet, encore un bon outil, dans une offre bien ficelée. Manque juste un peu de publicité officielle pour la vendre, heureusement que les journalistes et associations la font.

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