Brigitte Boréale est revenue hier soir, mardi 6 septembre, au Grand Journal sur la polémique qui a suivi l’émission du 5 septembre. Elle a défendu les chroniqueurs. Voici une retranscription de sa mise au point:

«DE LA BONNE VANNE»
« Merci à tous ceux qui ont voulu prendre ma défense hier soir, c’est très gentil, mais cool les amis. « Don’t worry be happy » comme dirait André. (…) Ornella qui m’a dit « Bonjour Monsieur-Dame » et qui juste après me proposait un plan à trois, c’était de la vanne, à mon avis de la bonne vanne, entre amis. Ce n’était pas de la transphobie. En aucun cas. Moi la transphobie, je sais ce que c’est, quand on crache sur mon passage dans la rue ou quand on me traite de sale travelo dans le métro, ça c’est de la transphobie. Même si on réussit à se blinder avec le temps, c’est dans ces moments-là qu’on aimerait avoir un peu plus de soutien ou de témoignages de sympathie.

«Ou quand la police te demande si tu te prostitues alors que tu es à l’arrêt du bus, ajoute alors Victor Robert, le présentateur de l’émission. On la connaît ta vie. On te soutient et c’est pour ça que je t’aime bien et c’est pour ça qu’on t’a choisie.» «Je suis sûr que tous les gens sur ce plateau feront de l’humour avec respect, j’y veillerai. C’est des gens tolérants, il n’y aura pas de limite à l’humour cette année. », a tenu à préciser l’animateur.

Pour finir, Brigitte Boréale a assuré que les deux chroniqueurs mis en cause ont discuté avec elles des limites à ne pas dépasser en termes d’humour: «Il y a quelques semaines,tous deux sont venus me demander s’il y avait des points sensibles sur lesquels ne pas trop insister. Ce qui prouve qu’en plus d’être des humoristes à qui il faut aussi laisser leur liberté d’expression, ce sont de véritables amis, pleins de délicatesse.»

Voir l’émission ci-dessous (Brigitte Boréale s’exprime à partir de 1’15)

Après avoir dénoncé les remarques « injurieuses » de l’émission du 5 septembre, l’Association des journalistes LGBT a saisi le CSA.