Monde, Plus, Santé, VIH | 05.09.2016 - 13 h 06 | 5 COMMENTAIRES

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VIH: À San Francisco, la baisse des nouvelles infections atteint 34% en deux ans

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La ville symbole de la lutte contre le VIH met en place des mesures de prévention qui portent leurs fruits. Mais des disparités raciales persistent et les Afro Américains ne semblent pas bénéficier suffisamment de ces

Depuis décembre 2014, San Francisco a mis en place un plan pour réduire les nouvelles infections par le VIH et les derniers chiffres semblent confirmer son succès. Le Département de Santé de la ville nord-américaine a publié un rapport très encourageant le 1er septembre 2016. Décryptage.


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LES réactions (5)
  • Par EthnoPhilo 06 Sep 2016 - 8 H 29
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    Personne pour lancer le dialogue ?
    Je suis content pour eux, ils ne ménagent pas leur peine depuis 3 ans.
    Il y a de toute évidence l’effet de la PrEP depuis 2012, mais ils ne se contentent pas de cela qui ne sécuriserait qu’une partie des gens, et combinent tous les moyens de lutte contre l’épidémie, communiquent, trouvent les financements, etc.
    Avec tout de même quelques circonstances qui paraissent favorables, une situation de départ insoutenable, une organisation efficace, une communication claire, des statistiques rapides et fiables (y compris les décès), une population à risque homogène majoritairement gay, peu habituée à être assistée et sensible aux efforts de la collectivité, et plus généralement une mobilisation des gens.
    Après on voit bien sur les rares courbes publiques que c’est surtout chez les résidents de l’agglomération où la baisse est spectaculaire, ils ont des soucis avec leurs populations vulnérables ce qui n’est pas très surprenant, et les san franciscains communiquent peu sur les plus jeunes, population elle aussi très vulnérable dans l’ensemble des US.
    Ce que j’aime bien chez les américains, c’est que leurs méthodes sont claires, même si elles sont parfois insuffisantes par manque d’argent public.
    Parce que chez nous chacun fait son marché, il n’y a peu de communication officielle, pas deux conseils de prévention identiques, tout juste compatibles, et on personne n’y comprend rien. Il existe le risque que les résultats soient moins spectaculaires, sentent les corrections, et on aura sans doute pas de statistiques significatives avant novembre 2017.

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    • Par patrik 06 Sep 2016 - 14 H 23
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      « Peu habituée à être assistée »: c’est un élément de langage typique de la droite la plus extrême … choix volontaire ?
      « Pas deux conseils de prévention identiques … personne n’y comprend rien »: du négationisme à la Latapie.
      « Les résultats sentent les corrections »: théorie du complot ?
      « Pas de stats avant novembre 2017 »: on compare une ville et un pays … excusez du peu !

      Ceci pour la forme.

      Sur le fond: non, la PrEP ne sécurise pas que les prepeurs (bien que ce soit la seule méthode de prévention réellement efficace et donnant entièrement le contrôle au passif (pour être simple), elle sécurise aussi tous leurs partenaires (dans Ipergay, 1 contamination évitée pour 18 prepeurs/an).

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  • Par DrTidus 06 Sep 2016 - 8 H 56
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    Quelques petites remarques sur San Francisco, où j’habite depuis plus d’un an:
    – Le coût de la vie dans la ville ne cesse d’augmenter à très grande vitesse depuis plusieurs années, changeant en profondeur la population qui peut se permettre de vivre dans la ville. Cela a probablement une incidence sur le taux d’accès à Prep, qui est pris en charge par les assurances de meilleure qualité uniquement. Le traitement est très cher sans cela, donc probablement une incidence sur les résultats cités.
    – Sur les disparités raciales, il est triste de le constater, mais en ville, une grande partie des personnes noires sont sans domicile fixe. Dans des quartiers comme tenderloin et en particulier autour de City Hall, on croise tous les jours des personnes sans domicile fixe complètement stone, souvent en groupe, et on n’a pas de mal à imaginer que ce groupe soit très à risque de contamination.
    – Sur les réseaux sociaux gays, beaucoup d’hommes gays sous Prep refusent d’avoir des rapports sexuels protégés. Il serait intéressant de voir l’évolution d’autres IST dans une ville où le traitement est très utilisé, mais où les bonnes pratiques, et surtout le préservatif, ne sont plus autant utilisées à cause dudit traitement.

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    • Par patrik 06 Sep 2016 - 14 H 26
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      Dans Ipergay, un des résultats spectaculaires a été de découvrir qu’un tiers des participants avaient des IST asymptomatiques.
      L’offre de PrEP en France (1500 prepeurs officiels) inclut donc un dépistage systématique tous les trimestres des IST.
      Donc certes il y a plus de cas d’IST détectées, mais aussi plus de contrôles, ce qui explique en partie cette augmentation, et une meilleure prise en charge de ces IST.

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  • Par EthnoPhilo 06 Sep 2016 - 21 H 09
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    @patrik
    Bonjour et merci de ta réponse.
    .
    « c’est un élément de langage typique de la droite la plus extrême … choix volontaire ? »
    Je reconnais aux gens de droite une certaine lucidité quand ils ne font pas dans l’outrance.
    Ce que j’exprime, c’est que le gaspillage est assez fréquent en France, souvent pour un résultat passable.
    .
    « du négationnisme à la Latapie »
    Lorsque tout le monde a raison ou presque, il vaut mieux se demander pourquoi.
    La plupart des préventions partent d’un principe de style « Latapie », c’est-a-dire un socle applicable à tout le monde sans exception, et y ajoutent des compléments là où les risques sont aggravés. Ce sont toujours des mille-feuilles, avec des ET théoriques, qui au pire tolèrent des OU inclusifs mais ne le claironnent pas. Sauf peut-être les vaccins qui sont autoportants, et encore ils n’échappent pas à la règle de la couverture vaccinale.
    C’est par de telles méthodes que gens peuvent tous atteindre simultanément 35m/s sur les autoroutes dans des conditions raisonnables de sécurité.
    Par exemple, si une majorité de conducteurs devaient renoncer à être vigilants sur les routes sous prétexte que parmi les gens venant en face certains sont susceptibles d’être équipés d’un automatisme d’évitement, la route serait peut-être globalement plus sure, mais la sécurité serait très en deçà des possibilités théoriques. Surtout, les conducteurs les moins expérimentés ou équipés seraient à la merci du hasard et des feintes, et très vulnérables (à fortiori s’ils ont une belle carrosserie toute neuve mdr).
    Tant que les véhicules qui se croiseront ne seront pas tous équipés, on ne pourra pas éviter que par principe la vigilance des non-équipés s’applique à tous.
    .
    « Théorie du complot ? »
    Pas vraiment mon style.
    Mais déjà quand on compare les chiffres bruts publics et les chiffres corrigés, on peine à voir leur corrélation.
    J’ai commencé a avoir des doutes quand on a pu lire à 6 mois d’intervalle, de mémoire, pas d’évolution notable chez les plus jeunes sur 10 ans, puis après l’alarme sonnée aux US, très forte progression chez les plus jeunes gays sur 10 ans. Alors que les chiffres bruts étaient interprétables par un collégien sachant utiliser la règle de trois.
    .
    « Stat d’une ville vs un pays »
    Cela ne m’a pas échappé. Mais les français sont en général un peu réfractaires à la remontée rapide des statistiques, ce qui handicape probablement les statisticiens.
    .
    « Sur le fond: … elle sécurise aussi tous leurs partenaires ».
    S’attaquer aux foyers d’infection impacte tout le monde, c’est clair.
    Mais encore faut-il ne pas rater la cible : les formules telles que la PrEP est un choix, prévention à la carte, prévention diversifiée plutôt que combinée, sont non seulement non conformes aux principes habituels tels qu’affichés aux US et maintenant en Europe, mais diluent le tir, brouillent les esprits, et vendent la peau de l’ours…
    Je pense d’ailleurs que l’absence de discours officiel clair et offensif en est largement responsable.

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