Le 1er juillet, Yagg vous informait de la mise en liquidation judiciaire de SIS-Réseau, une des branches de SIS. Cela a eu pour conséquences le licenciement de 17 personnes. Mais cette liquidation a aussi entraîné l’arrêt des programmes internationaux de SIS-International et la perte de revenus pour de très nombreuses associations de lutte contre le sida du Sud. Pourtant, d’après les informations que nous avons pu récolter, ces activités à l’international étaient largement et durablement financées, notamment par la Mairie de Paris ou encore Expertise France.

Dans une tribune publiée sur le site de Transversal, Alim El Gaddari, l’un des trois chargés de mission de SIS-International témoigne de l’impact de cet abandon de ces programmes en Afrique, au Levant et dans l’Océan indien.

EXTRÊME VIOLENCE
«Au Nord comme au Sud, explique-t-il, nous avons vécu un moment d’une extrême violence. Non seulement nos partenaires étrangers ont perdu leurs revenus, certains dispositifs téléphone et Internet vont perdre leur existence même, mais l’image du mouvement associatif français et tout ce qui relève de sa philosophie, ont été atteints.»

Critiquant le «silence assourdissant» du président de SIS-Association, Gérard Desborde, il affirme que SIS-International a été «sabordé» et s’interroge: «Est-il vraiment possible de parler encore de Santé Info Solidarité (SIS) quand on vient de fermer SIS-International ?! Comment tout ceci est-il arrivé ? Comment peut-on l’avoir permis ?»

 

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