Le 22 août, la Commission européenne a autorisé Truvada, apprend-on du laboratoire Gilead qui le commercialise, pour un usage préventif chez des personnes à haut risque d’infection par le VIH. Mais l’Agence européenne du médicament rappelle que l’utilisation de ce traitement chez des séronégatifs doit s’accompagner d’une stratégie de prévention renforcée et ne remet pas en cause la prévention avec le préservatif, qui reste un outil indispensable.

Cette stratégie de prévention bio-médicale a été adoptée dès 2012 aux Etats-Unis, suite aux bons résultats des essais de PrEP (pour prophylaxie pré exposition). En France, il a fallu attendre ce début d’année pour que Marisol Touraine, la ministre de la Santé, autorise ce traitement et en assure le remboursement (lire aussi: PrEP, l’essai est-il en passe d’être transformé?).

Selon nos informations, il y a aujourd’hui environ 70 consultations de PrEP en France et plus de 1000 personnes, principalement des gays, des bis et des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) sont pris en charge.

De leur côté, certains détracteurs de la PrEP ne désarment pas. Dans une tribune publiée sur Médiapart, le militant gay Hervé Latapie, s’inquiète d’un recul de l’usage du préservatif, reproche notamment à l’association Aides de faire de la PrEP un dogme et voit dans la PrEP «une politique de santé publique coûteuse qui présente beaucoup d’incertitudes et de dangers à moyen et long terme.»

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