Décidément, la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Rio de dimanche dernier nous a réservé bien des surprises… Après la présence remarquée du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, tout de Mario vêtu, c’est au tour de l’actuel dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un, de faire parler de lui.

Le dictateur aurait en effet été aperçu à l’écran, brandissant dans ses deux mains et avec une fierté non dissimulée deux drapeaux: celui de son pays, et, plus curieusement, le drapeau arc-en-ciel :

Photo prise par ODD ANDERSEN/AFP/Getty Images

Saluons la sagacité de cet imposteur, savamment déguisé, dont on se demande comment il a réussi à déjouer la sécurité pour arriver à se placer juste derrière le pupitre où étaient prononcés les discours officiels.

La Corée du Nord, qui a remporté 7 médailles lors de ces Jeux Olympiques — dont 2 en or — n’est pas connue pour sa tolérance à l’égard des personnes LGBT. En 2014, l’Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) n’avait pas hésité à qualifier le président ouvertement gay de la commission d’enquête chargé du rapport sur les droits humains, Michael Kirby, de «vieux pervers dégoûtant avec une longue carrière de quarante ans d’homosexualité.» L’année suivante, c’est le témoignage de Jang Yeong-jin qui a ému la presse internationale. Ce réfugié, l’un des rares à avoir réussi à fuir la Corée du Nord, avait alors expliqué avoir appris ce qu’était l’homosexualité une fois parti du pays, et découvert qu’il était lui-même gay.