La décision mercredi dernier du Juge en chef, Kenneth Andrew Charles, d’invalider la section 53 du Code criminel du Belize, qui pénalisait les relations homosexuelles, met fin à un combat juridique débuté en 2010 opposant au gouvernement l’unique association LGBT du pays, UniBAM, et son président Caleb Orozco.

L’information a été relayée sur le compte Twitter de l’association:

La section 53 prévoyait entre autres une peine de 10 ans d’emprisonnement pour «tout individu ayant eu des relations charnelles contre-natures avec une autre personne ou un animal.»

La décision juridique fait de ce pays d’Amérique centrale, situé au sud du Mexique, la première ex-colonie britannique des Caraïbes à dépénaliser l’homosexualité.

Maurice Thomlinson, militant LGBT jamaïcain, voit dans cette décision juridique un espoir d’ouverture vers l’égalité pour les pays limitrophes:

En effet, l’opinion publique dans les ex-colonies britanniques des îles caribéennes reste très négative sur la question des droits et de l’égalité des personnes LGBT. Sur les 53 pays constitutifs du Commonwealth, seulement 15 ont dépénalisé l’homosexualité à l’heure actuelle.

C’est dans ce contexte que Patricia Scotland, nommée secrétaire générale du Commonwealth des Nations en avril dernier, a exprimé son souhait de mettre en avant la question LGBT au sein de l’organisation internationale.