Malgré l’interdiction de la gay pride, des militant.e.s LGBT ont décidé d’être présent.e.s dans le centre d’Istanbul aujourd’hui. Cette semaine, les autorités avaient en effet annoncé que l’événement ne serait pas autorisé pour des raisons de sécurité.

Cette après-midi, les manifestant.e.s s’étaient dispersé.e.s par groupes dans différentes rues autour de la rue principale pour mener de petites actions de visibilité dans l’espace public:

Un communiqué plein de forces et d’espoir a été lu par les associations: «Nous ne défilons pas aujourd’hui, et nous commençons juste à aller de l’avant. Le son des slogans résonnent dans nos oreilles, les couleurs de l’arc-en-ciel sont avec nous, nous sentons le parfum de la liberté. Nous sommes sur la voie pour exiger plus que d’être toléré.e.s et d’obtenir la permission. Nous continuons à renforcer notre résistance pour exiger que nos droits personnels, politiques et sociaux soient garantis; que l’identité de genre et l’orientation sexuelle soient inscrites dans la constitution; et que la réalité du mouvement LGBTQI+ comme acteur politique soit reconnue.»

Sur les réseaux sociaux, des images montrent que les forces de l’ordre sont intervenues et ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestant.e.s. Des camions à eau auraient aussi été utilisés.

Un air de déjà-vu puisque la pride avait déjà été réprimée l’an dernier. Plusieurs euro-député.e.s avaient fait le déplacement pour soutenir la communauté LGBT turque face aux démonstrations de force du gouvernement d’Erdogan, dont l’écologiste allemande Terry Reintke, qui a indiqué sur son compte Twitter l’arrestation d’une quinzaine de militant.e.s turques, après avoir été arrêtée elle-même.

Dimanche dernier, le même scénario s’était déroulé à l’occasion de la Trans Pride, qui avait elle aussi été interdite par les autorités.

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Place Taksim: là où (re)fleurit le rose, extrait de la revue Altermondes