Le journaliste et caméraman Mohamed Madi a recueilli les témoignages de réfugiés gays qui ont fui l’Irak ou la Syrie pour demander l’asile aux Pays-Bas. Mais dans les camps de réfugiés, ils ne sont pas forcément les bienvenus et subissent des violences, souvent de la part d’autres réfugiés.

Ali (le prénom a été changé) explique qu’il très difficile pour lui de vivre en Irak, une société qu’il décrit comme tribale avec de très nombreux groupes armés. Il a reçu des menaces de mort, a fui par la Turquie pour se rendre aux Pays-Bas, qu’il considère comme le pays «numéro 1 pour les droits des gays».

Osama, 24 ans, de Syrie, a rencontré Ali et d’autres réfugiés gays dans un camp néerlandais. Il explique qu’ils ne sont pas acceptés dans ces camps. «Même moi, j’ai été harcelé parce que je fréquentais des gays dans les camps».

«CHASSÉS DU CAMP»
Ali raconte ce qu’il s’est passé: «Les autres réfugiés ne nous acceptaient pas, nous avons eu droit à près de 30 attaques en juste un mois. Puis, ils nous ont chassé du camp, nous avons du passer une journée et une nuit en dehors du camp.
La fondation LGBT The Secret Garden (Le Jardin secret) est venu pour les prendre en charge. La fondation a pu trouver un couple pour héberger ces quatre réfugiés. Leur hôte, Timo Ottevanger, explique qu’il avait vu un reportage à la télé et qu’avec son partenaire, ils se sont sentis une responsabilité envers leur propre communauté. Pour Osama, cela a été un déchirement de quitter son pays, mais l’aide de Timo l’a beaucoup soutenu. Ali, lui, pense à tous ses amis qui sont restés et qui endurent de grandes souffrances en Irak.

Voir la vidéo (en anglais) sur le site de la BBC.

En France, il existe une association qui vient en aide aux demandeur.se.s d’asile LGBT, c’est l’Ardhis.