C’est jeudi dernier, le 19 mai, que l’assemblée nationale bolivienne votait la loi de l’identité du genre, le 20 mai, celle-ci passait sans obstruction au Sénat. Enfin, le 21 mai, c’est le vice-président Álvaro García Linera lui même qui a signé la loi. Il a par la suite déclaré:

« Ceci est la démocratie. C’est pour cette raison que je suis heureux de pouvoir signer cette loi, qui permettra aux gens d’être reconnus socialement par le gouvernement peu importe leur orientation sexuelle. »

Ainsi tous les Bolivien.ne.s de plus de 18 ans pourront désormais changer de genre, de nom et de photo d’identité sur les documents officiels. La nouvelle loi maintient cependant un examen psychologique pour les transgenres, et une preuve médicale de changement de sexe pour les personnes trans. Le collectif Trans, Gays, Lesbiennes et Bisexuels de Bolivie (TGLB) a salué le travail des parlementaires. «Cela va permettre un meilleur accès au travail, à l’éducation, aux services de santé et au logement», a expliqué à RFI Laura Alvarez, présidente du collectif TLGB.

Néanmoins cette loi a fait quelques remous dans la société bolivienne. En effet, dans ce petit pays d’Amérique latine la présence de l’église reste forme et influente. La conférence épiscopale bolivienne rejette fortement ce texte qui, selon elle, peut mener à la destruction de la cellule familiale traditionnelle. L’église évangélique de son côté réclame un référendum nationale sur la question.