Le jury de la Queer Palm, présidé cette année par Olivier Duscastel et Jacques Martineau, a décerné ce soir ses deux prix.

La Queer Palm du court-métrage a été attribuée à Gabber lover d’Anna Cazenave-Cambet.

« Gabber lover est un film limpide à la réalisation maîtrisée, un film sensible surtout dans lequel la réalisatrice narre d’une façon aiguë et fine la confrontation de son personnage à sa situation intime comme sociale, écrit le jury dans un communiqué. Un film de coming out où l’on apprend à faire face à son désir, à lui donner enfin libre court. Gabber lover est un film dont nous ne doutons qu’il apportera un message libérateur aux jeunes spectateurs. »

La Queer Palm du long-métrage a quant à elle été attribuée à Les vies de Thérèse de Sébastien Lifshitz, un documentaire sur les derniers jours de la militante féministe Thérèse Clerc. Il succède à Carol, de Todd Haynes, Queer Palm 2015.

« En récompensant Les vies de Thérèse c’est un double prix que s’est offert le jury, peut-on lire dans le communiqué Une palme pour Sébastien Lifshitz et son film émouvant qui sait nous raconter une femme et ses combats, mêlant vie privée et engagement politique, balayant les époques, questionnant la sexualité, bousculant les rôles que la société nous impose. Le réalisateur pose un regard tendre sur cette femme, un regard amoureux, plein de vénération mais qui offre au spectateur la juste distance que nécessite la représentation de cette femme combattante au seuil de la mort.

Et c’est aussi une palme pour Thérèse Clerc, décédée le 16 février 2016, pour cette femme qui a su, en traçant son propre chemin, nous ouvrir la voie, nous rappelant sans cesse combien notre désir et notre sexualité peuvent et doivent nourrir notre combat pour une société plus juste. »

C’est la première fois que la Queer Palm récompense un documentaire.