Sommaire

L’entretien de la semaine: Schuyler Bailar
Le portrait de la semaine: Nicola Adams
Le trophée de la semaine: Femmes en Sport
Le tournoi de la semaine: Foot for Freedom
Les inscriptions de la semaine: Gay Games 2018
Les mots de la semaine: Amélie Mauresmo sur la PMA
La ligne de la semaine: RAPINOE
Le cliché assumé de la semaine: Megan Rapinoe
L’équipe de la semaine: Rugby à 7 féminin en Tunisie
Le WTF de la semaine: Les journalistes sportives vues par «Paris Match»
La finale de la semaine: L’OL féminin en Ligue des champions
La participation de la semaine: Serena Williams et Beyoncé
Le tournage de la semaine: «La Bataille des sexes»

L’ENTRETIEN DE LA SEMAINE
Ellen DeGeneres a reçu fin avril Schuyler Bailar, un jeune homme trans venu d’Harvard, qui, après avoir nagé avec l’équipe féminine, a rejoint l’équipe masculine, en septembre 2015. Il raconte les années sombres avant sa transition et surtout la façon dont il a été accueilli et soutenu dans l’équipe. L’acceptation, aussi, de résultats moins bluffants: «J’ai appris à aimer nager pour nager», explique le jeune homme. Derrière les mots, il y a le travail des coachs, le comportement des co-équipiers. C’est saisissant, touchant. Et cela montre que tout est possible quand les êtres humains sont simplement humains.

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LE PORTRAIT DE LA SEMAINE
Nicola Adams (photo en ouverture de cette chronique) a obtenu son ticket pour les Jeux olympiques de Rio (5-21août, lors d’un tournoi européen de qualification à Samsun (Turquie). La boxeuse britannique ouvertement bisexuelle est la première femme à être devenue championne olympique de la discipline, à Londres en 2012 (poids mouche) et pourra donc défendre son titre.

nicola adams stylist

Dans l’édition britannique de Stylist, un portrait-entretien raconte la route ardue de la jeune femme de 33 ans vers les sommets et cela ressemble à tant d’itinéraires de sports: une grave blessure après une chute dans des escaliers, une longue route de souffrances pour arracher la sélection pour Londres 2012, les victoires, les défaites, l’entraînement, douze heures par jour, cinq jours sur sept. Mais aussi, et surtout, le bonheur d’être là où Nicola Adams voulait être. À la journaliste qui voulait que la séance photo soit autour du thème «du sang, de la sueur et des larmes», de Winston Churchill, elle a répondu comme incrédule : «Je ne prends pas de coups». Cette confiance en elle n’est pas synonyme d’arrogance, explique la journaliste: Nicola Adams regarde tout simplement la vie d’un œil positif. La séance photo a pris un autre tour, pour donner ce magnifique portrait.

LE TROPHÉE DE LA SEMAINE

L’un des trophées Femmes en sports de la Mairie de Paris – qui promeuvent chaque année la pratique féminine sportive – a été décerné, mercredi 4 mai, aux Dégommeuses pour un programme destiné à favoriser l’accès à la pratique sportive pour des femmes réfugiées en France en raison de leur orientation sexuelle et d’autres femmes socialement défavorisées. «Ce programme existe depuis environ un an et demi, explique par courriel Cécile Chartrain, présidente de l’association qui lutte contre les discriminations au travers du football. Il vise notamment à prendre en charge l’achat d’équipements individuels neufs (tenues de foot, chaussures de foot, protèges-tibias, etc.), des frais de transport (pour que ces copines démunies puissent se rendre aux entraînements et tournois), ainsi que la participation à un tournoi international par an. Ce programme bénéficie d’un soutien de la Fondation de France pour l’année sportive septembre 2015-juillet 2016, écrit encore Cécile Chartrain. Le prix de la Mairie de Paris nous permettra de le poursuivre dans de bonnes conditions».

Depuis le début de l’opération, les Dégommeuses ont accueilli une quinzaine de femmes au sein du groupe, «grâce notamment aux liens entretenus avec le réseau Les Lesbiennes dépassent les frontières, qui les accompagne dans leurs démarches sociales et administratives».

Femmes en sports, journée dédiée à la promotion de la pratique féminine sportive a lieu, samedi 7 mai, avec de nombreux ateliers de découvertes dans une dizaine de lieux de la capitale.

LE TOURNOI DE LA SEMAINE
La récompense est au diapason de la prochaine opération d’envergure des Dégommeuses – qui jouent et militent aussi au quotidien. Après Foot for Love, l’association propose un rassemblement baptisé Foot for Freedom autour de la question des migrant.e.s LGBT. Du 4 au 9 juin, à la veille de l’Euro de football en France (10 juin-10 juillet), l’association organise un tournoi rythmé par de nombreux rendez-vous. Et, bien sûr – c’est l’une des marques de fabrique des «Dégos» –, il n’y aura pas que du football. Autour du sport, ces journées seront un carrefour de rencontres, de formations, de projections, de débats. Le 4 juin, la soirée de lancement inclura des performances artistiques autour du sport et de la diversité. Le 5 juin, tournoi de football à 7 avec 12 équipes mixtes de 10 membres chacune incluant des réfugié.e.s. Le lendemain, une projection de documentaires sur l’homophobie dans le monde et sur les réfugié.e.s LGBT sera suivie d’un débat avec l’emblématique militante ougandaise Kasha Jacqueline, ou encore le 9 juin, le vernissage de l’expo photo de Régis Samba-Kounzi Lolendo, sur l’homosexualité en République Démocratique du Congo (lire aussi «Homophobie et transphobie: l’autre guerre en République démocratique du Congo», par Régis Samba-Kounzi).

Pendant ces journées, les Dégommeuses proposeront également des «ateliers de renforcement des capacités (formation médias, photographie, montage de projets…) pour environ 20 réfugié.e.s ayant une appétence particulière pour le sport».

LES INSCRIPTIONS DE LA SEMAINE
Ouverture le 13 mai des inscriptions aux Gay Games 2018, qui se tiendront à Paris du 4 au 12 août 2018. Elles peuvent être effectuées sur le site des Gay Games mais aussi au village du Tournoi international de Paris, du 13 au 15 mai, au Carreau du Temple (Paris 3e). «Un cadeau sera offert à tous les inscrits sur place, indique le comité d’organisation.

LES MOTS DE LA SEMAINE
Amélie Mauresmo était l’invitée d’On n’est pas couché, samedi 23 avril. La capitaine de l’équipe de France de Fed Cup, coach d’Andy Murray, est revenue longuement et avec lucidité sur sa carrière. Et la victoire des Françaises en demi-finale de Fed Cup contre les Pays-Bas, le 17 avril (elles joueront la finale contre la République tchèque, tenante du titre, les 12 et 13 novembre, en France). Et salué l’ouverture d’esprit exceptionnelle d’Andy Murray qui l’a engagée, un geste effectivement rarissime dans le tennis mondial.

Elle a également été interrogée sur le coming-out – «une démarche personnelle» –, et évoqué le sien, à 19 ans, en 1999, lors de l’Australian Open où elle s’était hissée en finale. Elle se souvient de «beaucoup d’insouciance, beaucoup de naïveté (…). Je ne voyais pas où était l’événement. Je n’ai pas regretté l’avoir fait, je l’aurais fait différemment, peut-être un peu plus en douceur». Le conseillerait-elle à des joueurs et joueuses? «Pourquoi pas. Moi, au finish, je suis contente de l’avoir fait mais ça m’a pris un petit peu de temps pour digérer».

Mère depuis août 2015, elle s’est également exprimée sur la PMA: «Je pense que tout le monde est en droit d’avoir des enfants, je le vis aujourd’hui, c’est extraordinaire. Et de priver d’une certaine façon les gens de pouvoir accéder à cela, je ne comprends pas». La championne est restée discrète sur sa vie privée: «Je ne vais pas rentrer dans mon histoire, dans son histoire aussi. Je ne souhaite pas expliquer quoi que soit».

Si le lien ne s’affiche pas, cliquez sur Amélie Mauresmo – On n’est pas couché 23 avril 2016 #ONPC

LA LIGNE DE LA SEMAINE
Megan Rapinoe, championne américaine de football, a posté sur les réseaux sociaux les premiers éléments de sa ligne de vêtements qui sera lancée prochainement.

«Et voilà, comme une biche dans les phares d’une voiture…»

LE CLICHÉ ASSUMÉ DE LA SEMAINE
Megan Rapinoe qui sait très malicieusement tordre le cou aux clichés (ou pas).

Do. Not. Mess with me! Like all good god fearing lesbians, I power wash on the weekends. .

Une photo publiée par Megan Rapinoe (@mrapinoe) le

«Ne me cherchez pas. Comme toute bonne lesbienne dévote, je nettoie à fond le week-end

L’ÉQUIPE DE LA SEMAINE
L’équipe féminine tunisienne de rugby à 7 se bat pour se qualifier pour les Jeux olympiques de Rio. La Tunisie est le seul pays du monde arabe à aligner une équipe nationale de rugby féminin, indique Le Monde qui livre un passionnant reportage. «Entre relents d’obscurantisme et vraies avancées dans l’esprit du sport, le numéro d’équilibriste de l’équipe s’incarne dans l’un des berceaux du rugby en Tunisie: Jemmel, à environ 200 kilomètres de la capitale. La moitié de l’équipe nationale est née ici».

LE WTF DE LA SEMAINE

Pas mieux.

LA FINALE DE LA SEMAINE
Cinquième finale de Ligue des champions féminine de football pour l’Olympique Lyonnais, la première depuis trois ans, après une nouvelle victoire (1-0), lundi 2 mai, contre le Paris Saint-Germain (7-0, au match aller). Les Lyonnaises rencontreront les Allemandes de Wolfsburg qui, bien que battues par Francfort au retour (1-0, victoire 4-0 à l’aller), se sont qualifiées pour espérer conserver leur titre, le 26 mai, à Reggio Emilia. Les Lyonnaises ont remporté la Coupe d’Europe en 2011 et 2012.

LA PARTICIPATION DE LA SEMAINE
Serena Williams fait partie des personnalités qui figurent dans Lemonade, album-concept de Beyoncé, sorti en son et en images le 25 avril. La championne américaine apparaît dans le clip Sorry. De la scène, elle a posté une photo sobrement commentée.

@beyonce

Une photo publiée par Serena Williams (@serenawilliams) le

Outre Serena Williams, Beyoncé a invité de nombreuses personnalités noires ou métisses à prendre part au film.

LE TOURNAGE DE LA SEMAINE
La Bataille des sexes est en tournage. Billie Jean King a posté deux photos de l’histoire et de la fiction. En 1973, la joueuse, alors au sommet du tennis féminin, avait joué une bataille des sexes contre Bobby Riggs, ancien numéro un mondial, et avait gagné le match. Elle avait d’abord refusé puis accepté le défi. L’épisode fut outrancier – propos sexistes de Riggs, arrivée de deux «héros» sur le court en forme de péplum –, au-delà des apparences, il marque les débuts du professionnalisme dans le tennis féminin et un début de reconnaissance. La même année, l’association des joueuses professionnelles (WTA) était créée et Billie Jean King poursuivait sa bataille pour l’égalité des prix, finalement acquise mais sans cesse remise en question. Dans le film réalisé par Jonathan Dayton et Valerie Faris (Little Miss Sunshine), les deux protagonistes seront incarnés par Emma Stone et Steve Carell.