Le début des Amants de Caracas nous plonge au cœur de la capitale du Vénézuela, et nous suivons Armando (Alfredo Castro), propriétaire terne d’une fabrique de prothèses dentaires, qui paye des jeunes mecs pour qu’ils se déshabillent devant lui.

Ce thème du jeune et du vieux, archi rebattu dans le cinéma gay (mais parfois magnifiquement traité comme dans Eastern Boys, de Robin Campillo), donne lieu dans ce premier film de Lorenzo Vigas, à des scènes très travaillées formellement. L’une de ses rencontres va se dérouler différemment et entre Armando et Elder (Luis Silva), petit caïd de quartier. La confrontation va tourner à la séduction. Leur relation est dominée par les sentiments que chacun éprouve vis-à-vis de la figure du père. C’est l’aspect psychologisant un peu lourd du film, qui dépeint aussi un pays en crise. L’épilogue est glaçant.

La bande annonce des Amants de Caracas:


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