Le 8 mai 2015, Monique et Larissa, un couple de femmes américaines, sont arrêtées par la police du Koweit, où elles se trouvaient à ce moment-là et envoyées en prison. La police trouve alors soi-disant un gramme d’une substance qui se révélera être après 8 mois, de la marijuana synthétique, une substance autorisée dans le pays. Pendant ce temps-là, l’accusation s’alourdit et on leur reproche maintenant d’être des dealeuses, pour une autre substance. Elles sont condamnées en janvier à plus de 20 ans de prison.

Aux Etats-Unis, la mère de Monique, une femme très religieuse mais qui soutient totalement la relation de sa fille, crée une page facebook et tente de remuer ciel et terre. Sans succès pendant un moment.

Pour le site gay américain The Advocate, les deux femmes pourraient avoir été victimes d’une «chasse aux sorcières» lancées contre les gays, les lesbiennes, les bis et les trans par les autorités du Koweit depuis 2012.

«En 2012, soutenue par les islamistes conservateurs au Parlement Koweitien, la police a démarré une « répression du vice », visant les personnes LGBT, ainsi que les personnes suspectées d’adultère, des prostituées ou des vendeurs de sex-toys. (…) En 2013, un officiel du ministère de la santé a annoncé l’introduction d’un processus de filtrage à l’aéroport international du Koweit pour empêcher les étrangers LGBT d’entrer au Koweit ou dans les autres pays du Conseil de Coopération du Golfe: l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes unis, Qatar, Bahrein et Oman (Lire Comment le Koweït projette de fermer ses frontières aux LGBT (et à d’autres)»

Une avocate résidant au Koweit a fini par proposer ses services aux familles de Monique et Larissa et a obtenu leur libération, avec l’aide de l’ambassade des Etats-Unis.

Le 23 avril dernier, la mère de Monique a posté un message sur Facebook pour annoncer que sa fille était de retour. Quelques minutes plus tard, elle a jouté que Larissa était également rentrée. Elles auront passé près d’un an en prison.