Cet article est extrait de la chronique Terrains de Jeux du 14 avril 2016, à lire en intégralité ici.

Sur The Players’ Tribune, excellente plateforme de textes variés écrits par des athlètes, la milieu de terrain de l’équipe féminine américaine de football Megan Rapinoe raconte ce que c’est qu’être «tomboy», ce qu’on appelle encore en France un «garçon manqué».

Pour cela, elle s’est entourée de sa sœur jumelle, Rachael, et de deux amies footballeuses à la retraite, Lori Lindsay et la Canadienne Carmelina Moscato. La conversation est malicieuse, drôle, raconte l’empowerment et elle en dit aussi long sur les tourments de l’adolescence lorsque l’on se rend compte que l’on est différent.e.

«À l’époque, je ne me voyais pas comme “une fille”, se souvient-elle. Je ne me voyais pas d’une façon particulière. Je m’éclatais, c’est tout. Et puis je suis rentrée de vacances, et je suis arrivée en sixième. Sûrement en pantalons de survêt’. Souriant de toutes mes dents. “Salut tout le mo-Quooooi?” Tout avait changé. Les garçons étaient d’un côté. Les filles rassemblées de l’autre, en train de bavarder. (…) Boum. Tout mon monde était chamboulé. Je suis rentrée chez moi et dans ma chambre je me suis demandée ce qui avait bien pu se passer cet été. (…) J’étais perdue. C’est là que j’ai entendu la première fois le mot – GARÇON MANQUÉ.»

Megan Rapinoe qui, avec ses collègues de l’équipe nationale, continue son combat pour l’égalité des revenus entre les footballeurs et les footballeuses des équipes américaines (un boycott des Jeux olympiques de Rio est envisagé). Elle était, le 12 avril, l’invitée du site d’offres d’emploi Glassdoor, présente dans une dizaine de pays. Aux côtés d’Hillary Clinton, en course pour la présidence des États-Unis, elle a discuté d’égalité des chances et des salaires.

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