Il faisait partie de ces personnalités cultes du petit écran, et bien avant le boum des émissions culinaires, avait fait entrer la gastronomie sur les plateaux de télévision. Jean-Pierre Coffe s’est éteint hier soir à l’âge de 78 ans, à son domicile de Lanneray dans l’Eure-et-Loir.

Connu pour sa personnalité survoltée et forte en gueule, pour son combat tonitruant contre la malbouffe, il avait fait ses débuts en 1984 à Canal+ et est apparu dans de nombreuses émissions télé et radio tout au long de sa carrière, aux côtés de Michel Denisot, Laurent Ruquier ou encore Michel Drucker. Il avait en outre animé l’émission au titre évocateur Ça se bouffe pas, ça se mange sur France Inter. Son fameux «Mais c’est de la merde!» lancé en 1992, dans un lancer de saucisses magistral, restera dans les annales.

«JE NE MILITE PAS EN FAVEUR DU MARIAGE GAY»
Il était l’une des rares personnalités publiques ouvertement bisexuelles en France. Alors en promo pour la sortie de son autobiographie Une vie de Coffe (Stock) en mai 2015 il y a presque un an, il s’était confié dans Libération: «Aujourd’hui, je suis avec un homme. Mais, je ne revendique rien et je ne milite pas en faveur du mariage gay. (…) Je revendique ma liberté. Si ça me plaît de vivre avec un chien, eh bien! ça me regarde.» Il évoquait notamment dans ce livre sa première expérience avec un homme. Jean-Pierre Coffe avait affirmé avoir partagé sa vie avec des femmes (il a été marié trois fois) aussi bien qu’avec des hommes. Ces dernières années, il avait martelé à plusieurs reprises, notamment pendant les débats sur le mariage pour tous, ne pas vouloir faire de «prosélytisme», ce qui semblait signifier pour lui ne pas s’engager ou militer pour l’égalité des droits.

Depuis ce matin, de nombreuses personnalités de la télévision et du divertissement, mais aussi du monde politique lui ont rendu hommage: