Dimanche 20 mars, l’émission australienne Sunday Night a diffusé un reportage sur la vie de Savannah Jackson: à 43 ans, cette cheffe d’entreprise déjà millionnaire (autrefois connue sous le nom de Daniel Kertcher), fondatrice de Trading Pursuits, une entreprise de conseils financiers, vient de faire son coming-out trans. S’il n’évite pas quelques poncifs, en interviewant sa mère ou son ex-épouse, ou en commentant son enfance et ses penchants pour les «activités de garçon», ce témoignage était aussi l’occasion de montrer le portrait d’une femme trans évoluant dans le monde des affaires.

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Tout comme la réalisatrice Lilly Wachowski, qui a annoncé avoir fait sa transition début mars, c’est parce qu’elle se savait menacée d’outing que Savannah Jackson a pris la décision de faire son coming-out auprès de sa famille, mais aussi à son entourage, et notamment à ses collègues et à toute personne qu’elle côtoie dans le cadre de son travail. Savannah Jackson a en effet été victime de chantage: une personne lui réclamait la somme de 150000 dollars si elle ne souhaitait pas voir une photo d’elle habillée de façon féminine rendue publique. À cette époque, Savannah avait fait le choix de vivre en accord avec son identité de genre dans le cadre de sa vie privée aux côtés de son épouse, Julie Cairns (de qui elle est désormais séparée), mais n’avait pas franchi ce pas dans sa vie professionnelle. Suite à cette tentative d’extorsion, elle a d’abord décidé de ne plus vivre «en tant que Savannah». Mais constatant que cela la conduisait à une grave dépression, elle a finalement décidé d’entamer un processus de transition.

Avant Savannah Jackson, quelques personnalités du monde de l’entreprise ont fait leur coming-out trans comme Jennifer Pritzker, première femme trans à intégrer en 2014 le classement Forbes des plus grands fortunes mondiales, Martine Rothblatt, la créatrice de United Therapeutics, ou bien Sue Nabi, l’ex-directrice de L’Oréal Paris puis de Lancôme.