L’écrivain gay américain James Baldwin a passé une grande partie de sa vie en France, en particulier dans le village de Saint Paul de Vence entre les années 70 et sa mort, en 1987. La maison où il a vécu avec son compagnon jusqu’à mort pourrait bientôt être démolie. James Baldwin est l’auteur de La chambre de Giovanni, La conversion ou Un autre pays.

James Baldwin, 1955. Photo: Carl Van Vechten

James Baldwin, 1955. Photo: Carl Van Vechten

Il y a quelques jours, le journaliste et écrivain Thomas Chatterton Williams a lancé un appel dans les colonnes du Monde: « La France doit sauver la maison de James Baldwin ». Il explique qu’à la mort de Baldwin, la maison est revenue à son frère. Puis à la mort de ce dernier, sans héritier, elle est revenue à la descendance de sa précédente propriétaire. Elle a depuis été vendue à des promoteurs immobiliers qui veulent la raser.

 

«L’idée que la plus grande figure littéraire de ce métissage entre les cultures noire américaine et française pourrait être bientôt déchue de toute empreinte physique en France, l’idée que comme nombre de familles noires anonymes qui ne transmettent jamais d’héritage, son legs à lui puisse également disparaître pour être transformé en maisons pour vacanciers fortunés me remplit de tristesse, écrit le journaliste dans les colonnes du Monde. La France ne devrait pas se passer d’un héros qu’elle a contribué à créer. »

Le journaliste propose que la maison devienne un lieu de création pour écrivains. Il se prévaut du soutien de l’écrivaine américaine Toni Morrison, Prix Nobel de littérature et amie de Baldwin.