La scène se passe à Kinshasa, en République Démocratique du Congo (RDC), le 21 mars dernier. Un député est en colère, en pleine Assemblée nationale. Raison de son courroux, ses collègues ignorent sa demande de mettre à l’agenda législatif sa loi anti-homosexualité. Ce n’est pas la première fois, comme le raconte le journaliste Mathieu Olivier du site JeuneAfrique, que Steve Mbikayi tente de faire passer sa proposition de loi pénalisant l’homosexualité.

Cela fait même trois ans qu’il essaie. Devant le refus réitéré lundi dernier, il a laissé échapper sa colère: «Il est vrai que dans cette salle, il y a certains hommes et certaines femmes sur qui pèsent les soupçons de l’homosexualité. Ils ne cessent de lutter pour faire obstacle à ma proposition de loi.» Une proposition de loi qui selon lui, a reçu le soutien de… 3000 Congolais, «très préoccupés par la menace» et qui ont signé sa pétition. La République démocratique du Congo, un des plus grands pays d’Afrique, compte plus de 85 millions d’habitants.

Il n’existe pas de loi réprimant l’homosexualité en RDC, ce qui ne veut pas dire que la société est gay friendly, comme en témoignait il y a un peu moins d’un an le photographe et militant Régis Samba Kounzi sur Yagg dans une tribune intitulée Homophobie et transphobie: l’autre guerre en République Démocratique du Congo.

D’après JeuneAfrique, le député a aussi vilipendé les pays occidentaux, où après le mariage entre hommes ou entre femmes, la zoophilie aurait été, selon lui, à son tour légalisée.

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