Les auditions des témoins dans le procès pour le meurtre de Shira Banki, jeune adolescente décédée en août 2015 ont débuté ce dimanche. Dans ce procès, le prévenu, Yishai Schlissel, est soupçonné d’être le tueur de la jeune fille et d’avoir blessé six autres personnes lors de la gay pride à Jérusalem le 30 juillet 2015.

Yishai Schlissel a débuté son audition devant la justice en déclarant: «le Créateur ne vous a pas donné l’autorité de me juger», rapporte le site 360.Ch. Et quand les juges ont demandé à l’accusé de se lever, celui-ci a refusé en répondant: «Je n’y tiens pas». Dans le média suisse, le prévenu de 40 ans, a ajouté qu’il voulait mettre un terme aux festivités LGBT en poignardant ces personnes pour ainsi «conserver la sainteté du peuple d’Israël». L’avocat de Yishai Schlissel, Zecharyah Shinkolovsk, «a tenté de démontrer qu’il n’avait pas l’intention d’assassiner les gens qu’il a attaqué, mais qu’il voulait leur faire du mal», indique i24news.tv.

Alors qu’il venait d’attaquer plusieurs personnes, Yishai Schlissel avait été désarmé et maîtrisé par des participants à la marche:

DIX ANS PLUS TARD, ENCORE DES COUPS DE POIGNARD
Libre depuis seulement quelques semaines au moment des faits, l’ultra orthodoxe juif n’en était pas à son coup d’essai. Il venait de quitter la prison après avoir purgé sa longue peine. En effet, dix ans auparavant, lors de la gay pride à Jérusalem en 2005, il avait été arrêté puis emprisonné pour avoir poignardé trois personnes.

À la barre, les participant.e.s de la gay pride se sont succédés pour témoigner. L’un d’eux a affirmé que «la police n’avait pas fait son travail de protection parce que Schlissel portait le vêtement traditionnel des ultra-orthodoxes», appelés aussi haredim ou «Craignant-Dieu». Parmi les témoignages recueillis, celui Eran Tzidkiyahu qui a affirmé que si l’assaillant n’avait pas été haredi, la sécurité lui aurait tiré dessus dès qu’elle aurait aperçu qu’il tenait un couteau: «Un mois et demi plus tard, quiconque aurait brandi un couteau aurait été abattu sur-le-champ car cela représente une menace pour les civil.e.s», a-t-il indiqué durant l’audience. Il faisait écho aux attaques à l’arme blanche perpétrées par des Palestinien.ne.s, qui ne cessaient de croître depuis la fin de l’été, en Israël et dans les territoires occupés», analyse le JérusalemPost.

Pour l’heure aucune date de délibéré n’a été communiquée.