Comme le révèle le quotidien La Marseillaise sur son site, «Karim Ghendouf, conseiller municipal (PCF) et Christophe Maîtrepierre, un de ses colistiers socialistes lors de la dernière élection municipale de la Ciotat, ont été relaxés mardi dernier, par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Marseille. Les deux élus étaient poursuivis par Patrick Boré (Les Républicains), l’actuel maire de La Ciotat pour injure».

Bref rappel des faits, tout est parti d’un tweet diffusé en pleine campagne des municipales 2014 par Christophe Maîtrepierre «accompagné d’un tract de campagne des législatives de 2012, sur lequel Patrick Boré, alors suppléant de Bernard Deflesselles, affiche son opposition au mariage et à l’adoption par les couples homosexuels». Christophe Maîtrepierre questionne le maire sortant et candidat: « #ciotat législatives 2012 @patrick_bore contre le mariage pour tous. #municipales 2014 toujours homophobe ? ». Karim Ghendouf retweete la question à son tour. Ce qui n’est pas du goût de Patrick Boré qui décide alors de porter plainte contre les deux hommes pour «injure publique».

Suite à la publication du tweet et à la mise en examen, Karim Ghendouf expliquait à Yagg en janvier 2015 que «les gens ont le droit de savoir quel est le point de vue du maire sur le mariage, cela relève du débat politique, pas de l’injure. Comment qualifier quelqu’un qui est contre le fait que deux personnes de même sexe s’unissent? En français, il y a un mot: homophobe. Et ce n’est pas une insulte.» De son côté, Christophe Maîtrepierre ajoutait à Yagg: «Je considère qu’en tant que citoyen, j’habite une ville dans laquelle j’ai épousé mon compagnon et c’est mon droit de poser des questions au maire en espérant avoir des réponses.»

Les protaganistes se retrouvent convoqués au tribunal fin janvier 2016, au cours d’une «audience très animée» selon le quotidien marseillais. Suite au délibéré ce mardi, la justice a accordé la relaxe à l’auteur du tweet et à celui qui avait retweeté.

Patrick Boré peut à présent se consacrer à la cause animale et passer à autre chose. Le maire et ami des bêtes, s’est engagé à interdire dans sa ville les cirques mettant en scène des animaux. Il souhaite lutter contre la maltraitance qui peut leur être faite dans certains numéros proposés. De quoi faire oublier ce procès perdu.

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