C’était la deuxième édition de Lou Queernaval, à Nice, ce vendredi 19 février, marrainée par la chanteuse Desireless, la drag-queen Môôssieur Jeremy (alias Jérémy Patinier) et le DJ Manuel Blanch. Une édition très réussie, malgré des contraintes de sécurité pas évidentes  – état d’urgence oblige. La parade ne devait avoir lieu que sur la place Masséna (l’an dernier, les chars quittaient la place avant de revenir), mais le succès de l’événement a obligé les organisateurs de l’événement à s’adapter. « Il y avait tellement de monde, raconte Jean-Louis Longo, président du Queernaval, que nous avons dû changer de méthode. On n’a pas pu parader vraiment. » « Mais les gens se sont amusés comme des fous », tempère-t-il.

Les organisateurs ont eu la surprise d’une visite du maire  Christian Estrosi (Les Républicains), qui est resté une heure et quart sur place et qui a tweeté son contentement ensuite:

« Je n’en revenais pas », lance Jean-Louis Longo, qui note au passage que « l’intérêt de la ville pour ces questions est de plus en plus important, et pas seulement au moment du carnaval ». Pour sa deuxième année, Lou Queernaval semble en tout cas avoir réussi sa mission de faire venir les gays, les lesbiennes, les bi.e.s et les trans à Nice en février: « J’ai fait un tour dans les établissements ensuite, la ville était pleine à craquer tout le week-end », affirme le président de Lou Queernaval.

Photos: Latifa Lekhdar – Lou Queernaval