«Il arrive qu’on se quitte alors qu’on s’aime encore. Entre Yagg et moi, l’histoire d’amour est belle, profonde, passionnée. Elle est aussi éternelle. Je le crois, je le sais. Même si, aujourd’hui, je m’en vais. Nous nous sommes mutuellement apporté tout ce que nous avions à nous apporter. Pour l’instant en tout cas. Yagg, c’est le média dont je rêvais. Je ne pars pas par désamour, au contraire. Et je ne serai jamais bien loin: je reste au comité de direction, je poursuis mon blog. La rupture ne sera pas tranchée et c’est très bien comme ça.

Depuis le lancement de Yagg en 2008, j’ai eu la chance de travailler avec la meilleure équipe qui soit. Certain.e.s sont parti.e.s – volontairement ou parce que la situation l’exigeait –, d’autres sont arrivé.e.s lorsque les moyens de Yagg l’ont permis. Ces différentes «versions» de la Yagg Team ont un point commun: l’envie de donner toujours plus, malgré des moyens toujours réduits. Si l’on devait résumer les valeurs de Yagg en quelques mots: de la générosité, avec sérieux et dans le respect de la déontologie qui devrait animer tout.e journaliste (et, au-delà de la rédaction, toute personne qui travaille pour un média). L’une des raisons pour lesquelles j’ai, tout au long de ces années, pris beaucoup de plaisir à accueillir des stagiaires à la rédaction – dont certain.e.s vraiment formidables –, c’était cette volonté de transmettre un enthousiasme, un dévouement, un engagement, mais aussi la nécessité d’être à l’écoute, la capacité de se remettre en question, d’admettre ses erreurs (ça arrive), d’évoluer, ce besoin d’apporter une autre info, ou tout au moins un autre regard sur l’info.

Yagg, c’est une équipe. Je pars mais je vous laisse entre les meilleures mains qui soient.»