Le site d’informations locales La Marseillaise a révélé la semaine dernière que l’adjointe de la mairie des 15e et 16e arrondissements de Marseille Sabrina Hout a été réhabilitée dans ses fonctions d’adjointe. Le 29 septembre 2015, l’élue avait été condamnée à cinq mois de prison avec sursis pour discrimination à raison de l’orientation sexuelle. En falsifiant les documents officiels lors du mariage d’un couple de femmes en août 2014, car ne souhaitant pas officier pour des raisons religieuses, elle avait provoqué l’annulation de cette union.

Autrefois adjointe à la famille, elle est désormais chargée de la vie des quartiers, d’après le site Marsactu. Auprès de La Marseillaise, la maire d’arrondissement Samia Ghali (photo) a affirmé que Sabrina Hout avait été réintégrée en tant qu’adjointe sans délégation bien avant sa condamnation et a défendu le choix de son conseil d’arrondissement, ajoutant que l’adjointe ne pourra pas célébrer de mariage, en tout cas pour le moment: «Je lui ai demandé de ne pas faire de mariage mais cela ne pourra pas durer indéfiniment non plus car je n’ai aucun droit de lui interdire.»

Contactées par Yagg en octobre 2014, au moment des faits, Claude et Hélène, le couple concerné par cette annulation, avait été particulièrement choqué d’être victime d’une telle mascarade sur fond d’homophobie. C’est la maire Samia Ghali en personne qui leur avait rapportées comment les faits s’étaient déroulés le jour J: «Elle nous a confirmé que pour des raisons religieuses et à cause de pressions, Sabrina Hout avait refusé de nous unir mais qu’elle avait signé tous les actes administratifs. Qu’elle avait également retourné le chevalet supportant son nom pour afficher celui d’un autre élu, homme, non présent, afin que l’assemblée ne se pose pas de questions et qu’elle avait fait tous les autres mariages prévus ce jour-là.»

Au lendemain de la condamnation de Sabrina Hout, en septembre dernier, Claude et Hélène avaient fait part de leur profond soulagement et de leur satisfaction de la décision de la juge: «Le jugement a été fait de telle façon qu’il sonne comme une mise en garde pour les élu.e.s. C’est un message pour leur dire “faites attention à ce que vous faites”.» Un message qui n’a visiblement pas été entendu par Samia Ghali.

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