Après le cinéma gay la semaine dernière, Yagg vous propose un tour d’horizon des films lesbiens vraiment indispensables. Une liste évidemment non exhaustive, mais qu’on vous invite à compléter en commentaires.

La rumeur

Le drame de William Wyler est un incontournable, avec Shirley Maclaine, éprise en secret d’Audrey Hepburn, toutes deux victimes d’odieux ragots dans l’Amérique puritaine des années 50. Déchirant.

Bound

Jeu de séduction torride, arnaques et gros biftons. Un thriller sulfureux, signé des Wachowski.

Pourquoi pas moi?

Parce que toute gouine qui se respecte doit savoir que c’est Julie Gayet qui scandait en 1998 «On est belles! On est fières! On est lesbiennes!». Avec Amira Casar, Bruno Putzulu et même Johnny Hallyday (!), cette surprenante comédie assez vaudevillesque avait le mérite de montrer que c’était plutôt cool d’être lesbienne.

Fucking Åmål

Agnès a emménagé à Åmål voilà un an, et ne parvient toujours pas à se faire d’amie.s. Elle déprime dans sa chambre et écrit des poèmes tristes à pleurer en rêvant de la belle Elin dont elle est raide dingue, et qui est la coqueluche grande gueule du bahut. Un film suédois devenu culte, beau et mélancolique comme une chanson des Smiths, mais l’air de rien très drôle.

Sex Revelations 2

Sex Revelations 2, dont le titre original «If these wall could talk 2» est tout de même moins racoleur, c’est l’histoire d’une maison dans laquelle se sont succédées trois générations de lesbiennes des années 50 à aujourd’hui: on s’aime et on souffre en secret avec Vanessa Redgrave, on fait l’amour et la révolution avec Michelle Williams et on fait des bébés avec Sharon Stone et Ellen DeGeneres. On ne s’est toujours pas remises de Chloë Sevigny androgyne à souhait chevauchant sa moto.

But I’m a cheerleader

Un classique signé Jamie Babbit, aussi kitsch que rigolo. C’était tout de même un sacré pari que de nous faire rire sur le thème des thérapies de conversion. Et au fond, on est toutes un peu des Natasha Lyonne dans l’âme: on ne résiste pas face à Clea DuVall.

D.E.B.S

Ni plus ni moins qu’une comédie d’espionnage lesbienne à ne pas prendre au sérieux, qui assume à fond tous les codes et les clichés des films d’actions. Des agentes secrètes surentrainées (et en uniforme d’écolière), une super méchante très très sexy et des gadgets en veux-tu, en voilà.

The Kids Are All Right

Petit film indé, mais beau succès en 2010 pour le film de Lisa Cholodenko. Avant Annette Benning et Julianne Moore, c’est vrai qu’on avait pas vu beaucoup de familles homoparentales à Hollywood.

Naissance des pieuvres

Avec son premier long-métrage, Céline Sciamma n’aborde pas de front l’homosexualité, mais filme brillamment le désir adolescent, la fascination de Marie pour Floriane et l’étrange relation toute de tensions et de non-dits qui se tisse entre les deux jeunes filles. C’est troublant et puissant, avec une Adèle Haenel déjà scotchante.

En Secret

Tiraillées entre leur soif de liberté et la pression de la société iranienne et de leurs familles, Shirin et Atefeh s’aiment dans le Téhéran d’aujourd’hui. Un drame puissant sur une jeunesse insoumise.

La Vie d’Adèle 1 & 2

Parce que quand une histoire d’amour entre filles obtient une Palme d’Or à Cannes, on peut difficilement passer à côté. Certes, la polémique autour du réalisateur Abdellatif Kechiche a un peu pourri l’ambiance et il faut avouer qu’on n’a toujours pas compris pourquoi la scène de sexe durait si longtemps, mais on ne pouvait pas ne pas mettre La Vie d’Adèle dans la liste.

La Belle Saison

https://www.youtube.com/watch?v=QOkPhBq_y64

En plein boum du mouvement féministe des années 70 Delphine rencontre Claire à Paris. Début d’une passion intense, dévorante, admirablement filmée par Catherine Corsini. Cécile de France avait déjà joué des lesbiennes, mais on ne l’avait encore jamais vu comme ça.

Carol

Todd Haynes se risque à adapter le livre de chevet de nombreuses lesbiennes et réalise un bijou esthétique comme on n’en fait plus. Cate Blanchett est magnétique, Rooney Mara émeut et impressionne. Leurs échanges de regards ne seront pas oubliés de sitôt.