«Pour quelle raison?» Cette phrase, traduction de l’arabe «Shu el Sabab?» est aussi le titre d’une vidéo d’animation racontant la vie d’un jeune gay au Liban, confronté à sa famille et au milieu médical. Une vidéo mise en ligne par l’association LebMASH (Lebanese Medical Association for Sexual Health).

D’après l’association LeBMASH, certains professionnels de santé continuent de pratiquer au Liban diverses formes de thérapies de conversion de l’homosexualité, ce qui va à l’encontre des recommandations internationales et de celles des organisations libanaises en santé mentale.
LebMASH a conçu cette vidéo, qui montre le combat d’un jeune gay, Rami qui a décidé de faire son coming-out (l’homosexualité féminine n’est pas abordée) et qui doit faire face aux questions culpabilisantes de ses parents et du milieu médical. «On dirait que c’est à la mode ces derniers temps», affirme la mère de Rami. «Demain je lui apprendrai à parler aux filles», explique le père.  Ce court-métrage de moins de 4 minutes se conclue sur les mots d’une psychiatre: «Votre fils ne souffrira pas si vous cessez de faire pression sur lui et si vous l’acceptez tel qu’il est.»

La vidéo, réalisée par l’animatrice télé libanaise Jessica Azar et sous-titrée en anglais, vise en effet à lutter contre des préjugés tenaces dans la société libanaise. Citant une récente étude rendue publique en décembre 2015 par le Gender & Sexuality Resource Center (GSRC), LebMASH rappelle que 72% de la population libanaise perçoit l’homosexualité comme une maladie mentale.

C’est en 2013 que l’Association libanaise de psychologie et la Société libanaise de psychiatrie avaient exprimé leur rejet des thérapies de conversion, soulignant que «l’homosexualité n’est pas une maladie mentale et donc ne nécessite pas de traitement».

Découvrez la vidéo de l’association LebMASH.

Si la vidéo ne s’affiche pas, cliquez sur Shu el Sabab? شو السبب؟

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