La chanteuse et actrice Arielle Dombasle a plus d’une corde à son arc. En plus d’être une infatigable défenseure des droits des LGBT, elle réalise des films pour le moins originaux depuis les années 80. Epicentre a eu la bonne idée de ressortir ses deux premiers, Chassé-croisé et Les Pyramides bleues, à découvrir ou redécouvrir.

 

«Chassé-croisé» (1982)

Pour son premier film en tant que réalisatrice, à l’âge de 22 ans, Arielle Dombasle étonne d’emblée avec son sens du casting. De Rosette à Edwige, de Pierre Clémenti à Alexandra Stewart ou Pascal Greggory, la distribution de Chassé-croisé est un miroir de l’époque, ce début des années 80 à la fois riches en opportunités et porteuses de menaces. Poétique et mystérieux, sur les traces du surréalisme que Dombasle chérit tant, ce premier long-métrage permet aussi de mieux comprendre la suite de la carrière de la réalisatrice, toujours en quête d’exigence et de défi. L’histoire? Julien travaille chez un sculpteur. Pourtant sa vocation, c’était plutôt la musique. Un jour, il rencontre Hermine, vendeuse dans une librairie religieuse…

«Les Pyramides bleues» (1988)

Pour sa deuxième réalisation, Arielle Dombasle retrouve Pascal Greggory mais le rôle de son mari est joué par Omar Sharif, inoubliable dans Lawrence d’Arabie. L’histoire? Mariée à un homme très riche et plus âgée qu’elle, Elise décide de s’exiler dans un couvent. Son mari part à sa recherche… Elise, c’est Arielle Dombasle elle-même. Les Pyramides bleues, a été tourné au Mexique, un pays que la réalisatrice connaît bien, puisqu’elle y a passé son enfance.