Ils avaient écopé de la peine maximale prévue par l’article 230 du code pénal, soit trois ans, mais aussi, fait rarissime, d’un bannissement de cinq ans de la ville de Kairouan. Les six étudiants condamnés le 10 décembre pour homosexualité ont été remis en liberté ce jeudi 7 janvier. La cour d’appel de Sousse a établi la caution à 500 dinars, soit 230 euros, une somme similaire à celle dont avait dû s’acquitter Marwen, l’étudiant lui aussi condamné pour homosexualité en septembre 2015.

Une nouvelle audience a été fixée le 25 février prochain. En début de semaine, l’association Shams, qui milite pour l’abrogation de l’article 230, a annoncé que le gouvernement tunisien l’avait suspendue de ses activités pour une durée de trente jours.