Virginie Despentes n’a certes jamais eu le Goncourt, le plus connu des prix littéraires français, mais sa carrière de romancière a été jalonnée de distinctions: Prix de Flore 1998 pour les Jolies Choses, Prix Renaudot pour Apocalypse Bébé et l’année dernière le premier Prix Anaïs Nin pour Vernon Subutex 1.

Mardi 5 janvier, l’académie Goncourt a élu Eric-Emmanuel Schmitt au couvert d’Edmonde Charles-Roux et Virginie Despentes au couvert de Régis Debray (au Goncourt, la tradition est de parler de «couvert», il y en a dix.). Régis Debray avait démissionné en novembre 2015 et Edmonde Charles-Roux, la doyenne du Goncourt, avait demandé à se retirer.

Née à Nancy en 1969, Virginie Despentes est une des auteures les plus en vue et ses deux derniers romans (Vernon Subutex 1 et 2) lui ont permis de confirmer son statut d’auteure incontournable en France. Ils dépeignent une société en souffrance, des êtres fracassés par les injustices et reflètent la violence d’une société qui s’autodétruit.

En janvier dernier, en pleine promo de son roman Vernon Subutex, tome 1, elle était revenue sur son coming-out dans une interview pour les Inrocks. «Pour moi, c’est quand je suis devenue lesbienne que j’ai compris à quel point c’était important. Ça libère vraiment un truc. Tu t’autorises plus (…). Être lesbienne m’a mise à l’aise avec le fait de réussir des choses.»

Au cinéma, son premier long métrage, Baise-moi, adapté en 2000 de son roman, créé la polémique et sera interdit aux moins de 18 ans.

En 2012, Yagg avait interviewé Virginie Despentes pour son second long métrage, Bye Bye Blondie, avec Emmanuelle Béart et Béatrice Dalle.

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Le Monde signale que le point commun entre Eric-Emmanuel Schmitt, auteur prolifique notamment pour le théâtre, et Virginie Despentes, est de n’avoir jamais reçu le Prix Goncourt.

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