Une page se tourne pour Philippe Meynard. L’élu, qui fut l’une des premières personnalités politiques à faire son coming-out en France, en 1999, a officiellement démissionné de son mandat de maire de Barsac, une commune de 2000 habitants, en Gironde.

 

AVC
Il a été victime d’un accident vasculaire cérébral le 11 février 2014. Il s’en est sorti sans grande séquelle, mais a dû renoncer à exercer des activités politiques. Après 8 mois de rééducation, il a entamé une marche vers Saint Jacques de Compostelle, afin de sensibiliser l’opinion aux AVC.

Un documentaire a été réalisé sur cette marche:

CONTRE CHRISTINE BOUTIN
Né en 1970, il est élu au conseil municipal de Barsac depuis 1989. Cible de rumeurs et d’appels et de courriers anonymes malveillants, il fait son coming-out en 1999 lors d’un conseil municipal (Lire le récit édifiant de son coming-out sur Libération). Il est devient maire en 2004. Au moment de son accident vasculaire, il est en campagne pour sa réélection. Les barsacaises et les barsacais le réélisent quand même. Mais c’est son premier adjoint qui assure l’intérim. Depuis le 1er janvier, à sa demande, il n’est officiellement plus maire. Son adjoint devrait lui succéder.

Il était par ailleurs conseiller régional d’Aquitaine jusqu’aux dernières élections.

Centriste de toujours, Philippe Meynard était à l’UDF au moment de son coming-out, tout comme une certaine… Christine Boutin qui ferraillait alors contre le Pacs. Il avait tenté de combattre la députée de l’intérieur, sans grand succès. Tout au plus était-il parvenu à arracher à Philippe Douste-Blazy, l’un des responsables du parti de l’époque, que la pensée de Christine Boutin était « pour une part honnête, pour une part homophobe ».

Il continue aujourd’hui à sensibiliser sur les risques d’AVC, via son site Je marche Avc.