Dans le cadre de sa campagne 10 jours pour signer, Amnesty International poursuit son combat contre les discriminations en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, à travers l’histoire d’un couple d’hommes résidant en Grèce, Costas et son compagnon, qui est réfugié. En août 2014, tous les deux ont été agressés à Athènes. «Je pense qu’ils ont compris que nous étions en couple et qu’ils nous ont pris pour cible à cause de cela, et en raison de la couleur de peau de mon compagnon» raconte Costas. Depuis, aucune enquête n’a été ouverte et les deux hommes vivent dans la peur.

Selon Amnesty International, le nombre d’attaques contre des personnes LGBTI signalées en Grèce «a plus que doublé et les agressions racistes perdurent». Avec l’opération 10 jours pour signer, l’organisation de défense des droits humains veut pousser le gouvernement grec, et plus précisément le ministre de la Justice Nikos Paraskevopoulos, à prendre la mesure de la situation et «à ordonner l’ouverture d’une enquête exhaustive sur cette agression inspirée par la haine et à traduire ses auteurs présumés en justice». Selon un rapport de l’ONG sur les violences LGBTphobes en Europe publié en 2013, même si une enquête est menée, les circonstances aggravantes de ces agressions en Grèce ne sont pas toujours retenues par les autorités. En 2014, Yagg avait rapporté une agression homophobe, à la suite de laquelle les victimes avaient elles-mêmes été violentées par des policiers.

Lors de la conférence annuelle de l’Ilga-Europe début novembre, Nikos Paraskevopoulos a annoncé qu’une consultation visant à ouvrir le partenariat civil mais aussi à améliorer la législation concernant les crimes haineux va être lancée.

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A l’occasion de la campagne 10 jours pour signer, Amnesty International se mobilise pour une dizaine d’affaires de violations des droits humains à travers le monde.
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