Venu.e.s des quatre coins de la France, militan.t.e.s et représentant.e.s associatifs se sont retrouvé.e.s du 13 au 15 novembre à Avignon à l’occasion des États généraux LGBTI. À l’issue de ces deux jours d’intense réflexion, d’échanges, de débats, qu’ont-ils/elles retenu de cette rencontre?

france eg lgbti 2015France, venue de Perpignan, avec l’association LGBT 66: «Je suis prête à participer aux prochains États généraux!»

Je suis très contente d’avoir participé à ces États généraux. On est venu.e.s pour rencontrer d’autres gens d’assoces LGBT et surtout faire front commun, réfléchir à des actions communes pour être efficace. Samedi, on a travaillé en groupe toute la journée, on a pu se connaître, on a bien débattu et on va faire un bilan de tout ça. S’il n’en ressort rien de concret là maintenant, je sais très bien que dans l’année qui vient, dans les deux années à venir, ça va donner une bonne structure, une bonne organisation, une bonne fédération de toutes les assoces de France. Je suis prête à participer aux prochaines rencontres, il faut que les gens continuent à se mobiliser de façon récurrente pour que les choses avancent réellement.

 

tarik eg lgbti 2015Tarik Safraoui, venu de Paris à titre individuel: «Ça fait plaisir de se dire qu’on n’est pas tout seul.e.s!»

«Au début, on a voulu venir parce qu’il se passait quelque chose. On ne savait pas à quoi s’attendre, on ne savait pas si c’était en concurrence avec l’Inter-LGBT ou avec les UEEH de Marseille. On ne savait pas, mais il se passait quelque chose et clairement, comme notre but c’est de retourner dans la rue pour la PMA, pour les droits des trans, et que le mouvement reprenne et qu’on ne se laisse pas endormir, c’était un moyen de rencontrer des gens qui ont aussi envie de relancer le mouvement. C’est assez fantastique, car les débats ont été faits de telle sorte qu’on a pu discuter avec des réalités très différentes. Dans notre groupe, on a parlé du vieillissement, d’homonationalisme, des discussions pointues, approfondies, dans la bonne humeur, en restant courtois tout en prenant en compte les différences de façons de faire. Dans les organisations associatives, syndicales ou politiques, la démobilisation est assez générale, donc ça fait plaisir de se retrouver et de se dire “on n’est pas tou.t.e.s seul.e.s!”».

 

akim eg lgbti 2015Akim, venu de Bordeaux avec l’association Trans 3.0: «J’ai pu me rendre compte de combats dont je n’avais pas forcément conscience.»

«En étant présent.e.s ici, nous voulions donner de la visibilité à la question du changement d’état civil. Les points positifs de ce week-end, c’était de pouvoir rencontrer les gens, mettre un visage sur les associations, se rendre compte des différents combats dont je n’avais peut-être pas forcément conscience, comme le vieillissement LGBT, la question du sida, la PMA. C’est des questions dont on parle peu à Trans 3.0 parce qu’on a beaucoup d’autres choses à aborder. D’un autre côté, je suis un peu déçu par le manque de propositions concrètes. J’aurais aimé que chaque combat soit plus visibilisé et qu’on prenne ensuite des décisions collectives avec toutes les associations. Par exemple, en ce qui concerne la question trans, que toutes les associations décident de soutenir collectivement une proposition. Mais c’est un bon début.»

Voir aussi notre compte-rendu des États généraux: Reportage: Vers un nouveau souffle pour le mouvement LGBTI?