La cour d’appel de Paris a rendu sa décision ce matin, jeudi 29 octobre, confirmant le jugement de première instance: les huit membres des Femen jugées pour la dégradation d’une cloche de la cathédrale Notre-Dame de Paris ont été relaxées.

Le 12 février 2013, le groupe avait fait irruption dans la nef de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour célébrer le renoncement du pape Benoît XVI et le vote en première lecture de la loi sur le mariage pour tous. Les militantes avaient alors crié «Pope no more» en tapant sur les trois cloches exposées, puis «Dégage Homophobe».

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«On est là pour provoquer une réaction. En l’occurrence pour nous, la religion est un problème, la figure du pape est un problème, les institutions religieuses sont un problème», avait alors expliqué aux journalistes l’une des membres du groupe Femen.

Une position réitérée en marge du procès en première instance: «Le procès qui nous est fait, c’est un procès pour blasphème, indiquait le groupe. On ne va pas se voiler la face. Tout le monde sait que la cloche Marcel n’a pas été abîmée. On ne conteste pas l’existence de ce procès, il est intéressant, au contraire cela donne l’occasion de parler de la place de l’Église catholique en France. On continuera à attaquer les institutions religieuses en France tant qu’elles continueront à prendre tant de place que ça dans l’espace public, dans les débats de société, dans les mœurs.» Les juges avaient expliqué «qu’on ne pouvait pas imputer les dégradations matérielles aux Femen», selon l’avocat du groupe Michaël Ghanassia: «Il n’y avait aucun élément intentionnel. Je rappelle qu’elles étaient venues avec des bâtons recouverts de feutrine.»

Les neuf femmes avaient donc été relaxées en première instance. Les membres du service d’ordre qui les avaient fait sortir de la cathédrale avaient, eux, en revanche, été reconnus coupables de violence condamnés à des amendes avec sursis. La cour d’appel de Paris a confirmé ce matin la relaxe des huit Femen (une neuvième militante est décédée depuis le premier procès), relaxé l’un des membres du service d’ordre et confirmé les peines des deux autres, rapporte Europe 1.

Sur Twitter, Eloïse Bouton, qui a quitté le mouvement, s’est félicitée de la décision de la cour d’appel: