Selon le tabloïd Mirror, deux footballeurs de Premier League (le championnat anglais de football) – dont un international anglais – seraient sur le point de faire leur coming-out. Ils seraient les premiers depuis Justin Fashanu en 1990 à sortir du placard alors qu’ils sont encore en activité et jouent en Angleterre. La question a donc été posée à Thierry Henry, ancien international français, ancien attaquant du club d’Arsenal et aujourd’hui consultant de la chaîne Sky Sports: le monde du football est-il prêt à accueillir des joueurs ouvertement homos? Quelles seront les réactions des autres joueurs?

Thierry Henry, qui jouait en MLS (le championnat américain), lorsque Robbie Rogers a fait son coming-out en 2013, explique que le coming-out lui-même ne pose pas de problème. Ce qui pose problème, dit-il, c’est la façon dont l’information est traitée, notamment par les médias: «Demander « est-ce que vous pensez que c’est bien, est-ce que vous pensez que c’est mal?”… Dans la société dans laquelle nous vivons, ça va. C’est normal. Alors pourquoi en faire un problème? Pour moi ce n’est pas un problème. Je peux jouer avec vous, ce n’est pas un problème, au bout du compte nous sommes là pour bosser. Ce en quoi vous croyez, ce que vous faites, ce n’est pas mon problème, ça vous regarde. Parfois les gens y accordent trop d’importance, ça devrait être bon aujourd’hui. Nous vivons à une époque différente, dans un monde différent, et les gens devraient l’accepter.»

La journaliste Kay Burley s’interroge alors, Thierry Henry pense-t-il que ces footballeurs ne devraient pas faire un coming-out public? «Si, si, ils devraient, mais je parle de la réaction des autres. (…) Je crois que c’est super, c’est super pour le sport, aller de l’avant est bon pour tout le monde, pour tout être humain. Si cela vous permet de vous sentir mieux…»

Le milieu du football saura-t-il accueillir ces joueurs? «Je ne peux pas parler au nom de tout le monde, mais si j’étais dans un vestiaire, ce mec aurait quand même été mon coéquipier, et je lui passerais quand même le ballon, et je le verrais de la même façon, je sortirais quand même avec lui, déjeuner, tout ça… Nous sommes tous des êtres humains au bout du compte. Ça ne me pose pas problème. Il faut en parler, bien sûr, mais nous sommes tous des êtres humains.»

À partir de 7’11:

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