Le site d’informations StreetPress publie le portrait de Gaultier Bès, que la journaliste Ornella Guyet qualifie de «figure intellectuelle montante d’un catholicisme new-look et décomplexé». Le parcours du militant parle pour lui: mobilisé durant les débats sur le mariage pour tous, Gaultier Bès, aujourd’hui âgé de 27 ans, a participé à la création des Veilleurs, «un engagement qui lui vaut d’être médiatisé». L’article évoque par la suite la tentative du groupe d’action anti-égalité de s’incruster dans la ZAD de Notre Dame des Landes en 2013, tentative qui s’est soldée par un échec cuisant, puisque les zadistes ont clairement signifié aux Veilleurs «qu’ils n’étaient pas les bienvenus».

Désormais Gaultier Bès «est un partisan de “l’écologie intégrale”»:

«Ce concept popularisé par le pape François entend penser l’écologie non seulement comme la protection de l’environnement mais aussi comme un ensemble s’intéressant à tous les aspects de la vie en société, moraux y compris. Pas d’OGM et pas de mariage gay, la boucle est bouclée.»

Le militant est aujourd’hui co-fondateur de la revue Limite parue en septembre dernier, qui entend lier décroissance et idées réactionnaires: «Chez Limite, on est catholique mais décomplexé, et on ose des titres tels que “Comment baiser sans niquer la planète?”, remarque la journaliste Ornella Guyet. Un article qui tutoie la lectrice, cette “petite jouisseuse des temps modernes”. Si le ton se veut jeune, l’idéologie elle, est des plus conservatrices: anti-capote, anti-sextoys et anti-contraception. “Nous voulons faire l’amour en paix, sans devoir acquitter la dîme à l’industrie de la contraception et du sexe ludique”, proclame son auteure, Marianne Durano, l’épouse de Bès. Elle tient également… la “chronique féministe” de la revue.» Parmi les autres journalistes à la rédaction de Limite, on compte par ailleurs Eugénie Bastié, journaliste au Figaro et à Causeur, connue elle aussi pour ses positions très conservatrices.

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