LE CALENDRIER DE LA SEMAINE
nashville grizzlies couvLivraison de l’édition 2016 du calendrier des Grizzlies de Nashville, club de rugby inclusif qui évolue en troisième division. Les fonds seront employés à permettre à tous de venir jouer quelle que soit leur situation financière et leur niveau, a expliqué Thomas Hormby, un des membres de l’équipe, au Huffington Post. Les Grizzlies de Nashville, photographiés comme l’an passé par Chris Malone, accueilleront, en 2016, la Bingham Cup, coupe du monde gay de rugby.

Nashville Grizzlies 3

LE MICRO DE DE LA SEMAINE
On l’avait laissé, en septembre, en tenue de lutteur lors de sa tournée des clubs de sports inclusifs, voici Simon Dunn avec un sèche-cheveux à quelques heures des deux concerts du Rebel Heart Tour de Madonna à Edmonton. Le bobsleigheur australien out s’est bien amusé sur Like A Virgin.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Bitch I’m Madonna #masc4madonna

L’HISTOIRE DE LA SEMAINE
C’était le Coming Out Day le 11 octobre. Michelle Heyman en a profité pour raconter sa sortie du placard sur AfterEllen : «Faire mon coming-out a été plus facile que je ne le pensais, se souvient la footballeuse australienne. J’avais entendu des histoires qui racontaient combien cela avait été difficile pour certaines personnes, mais pour moi, cela a été une libération. Cela m’a permis de finalement voir le monde comme je l’avais toujours imaginé. Je n’avais plus à mentir à ma famille, à mes ami.e.s et à moi-même. Je pouvais enfin être moi-même, c’est ce qui fait ce que je suis aujourd’hui. J’ai toujours su que j’avais une autre approche de la vie que mes ami.e.s. J’étais attirée par des personnes de même sexe et je ne savais pas vraiment comment réagir à cela parce que je n’étais pas exposée à cela. J’ai gardé secrets mes sentiments et j’ai essayé d’être comme tout le monde, j’ai donc fréquenté des garçons. J’ai eu un petit ami à l’école jusqu’à l’âge de 12 ans. J’ai alors décidé de suivre mes sentiments.

«J’ai fait mon coming-out auprès de ma famille quand j’avais 18 ans et elle m’a soutenue dès le premier jour. Je pense que cela a, pour mes parents, été difficile à entendre, mais comme ce sont des parents aimants, ils ont bien réagi et m’ont laissée être moi-même. Sans leur soutien, ma vie aurait pu être très différente. Au début, j’étais jugée mais au fil des années, les gens ont constaté combien j’étais heureuse, que j’étais enfin moi-même. Tout n’est pas facile! Tout le monde ne me soutient pas. Mais il faut apprendre à ignorer ceux et celles qui ne comprennent pas votre bonheur.

«Être out en tant qu’athlète professionnelle a, pour moi, été simple. À partir du moment où j’avais parlé à mes parents, je pouvais être bien dans ma peau. Je ne me cacherais plus et je pense que c’est cela qui fait que j’ai une telle confiance en moi. Ai-je eu peur d’avoir à entendre des gens me juger? Au début, oui! Mais je n’ai jamais laissé cela m’atteindre parce que j’étais enfin heureuse et personne n’allait me gâcher mon plaisir. Les athlètes sont des rôles modèles pour les enfants et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour être la meilleure des rôles modèles. J’ai reçu des mails, des messages, des commentaires qui m’ont expliqué que j’ai aidé des gens à être eux-même. C’est quelque chose que je chérirai toute ma vie.

Je sais que chaque histoire de coming-out est différente mais sortir du placard est plus facile que d’y rester. Cela ne se voit peut-être pas au début mais avec le temps, il est clair que l’on doit être honnête avec soi même. Être bien dans sa peau.

Une photo publiée par heyman11 (@heyman11) le

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LE COMING-OUT DE LA SEMAINE
«J’ai beaucoup de chance, j’ai un compagnon adorable, une famille qui me soutient, une super équipe à Leeds, a expliqué Tom Bosworth qui a fait son coming out public, mardi 13 octobre, sur la BBC. On m’a beaucoup soutenu, la nouvelle a été très bien accueillie, je n’ai aucun problème mais… ce n’est pas le cas pour tout le monde malheureusement, même dans le monde dans lequel on vit en 2015. Ça peut être difficile pour certaines personnes de parler avec leur famille, leurs ami.e.s à propos de certains sujets, et dans le sport, je ne crois que ce soit perçu comme quelque chose de normal pour le moment.»

Âgé de 25 ans, l’athlète spécialisé dans le demi-fond (10000 mètres, 5000 mètres) est le premier champion d’athlétisme ouvertement gay au Royaume-Uni. Il rejoint à l’air libre, le plongeur Tom Daley. «Si je dois servir de modèle à quelqu’un, je veux être aussi fort et positif que possible et je prendrai cette responsabilité avec tout le respect qu’il se doit, a déclaré Tom Bosworth. Je pense que ça peut apporter du positif, et j’aime penser que je suis quelqu’un de positif alors si on peut porter ce message, ce serait super.»

LA COUVERTURE DE LA SEMAINE
Il n’a pas gagné le privilège de figurer en une de l’édition de Men’s Health de novembre (il sera quand même dans le magazine), mais Aydian Dowling a clairement gagné le cœur de nombreux internautes qui l’ont placé en tête des votes devant les quatre autres finalistes. Un jury devait également trancher. C’est un pompier, Tim Boniface, qui a gagné le concours.

«Nous sommes entrés dans l’histoire aujourd’hui! s’est réjoui le bodybuilder trans’ qui partage, sur Instagram, une couverture collector avec les cinq finalistes. Nous avons la première représentation d’un homme trans’ dans Men’s Health, un magazine masculin grand public! Cela ouvre la porte à de nombreuses autres opportunités d’être vus et entendus en tant que communauté dans le futur. Le changement se fait par étapes et c’est une énorme étape que nous venons de passer. Les portes se sont ouvertes avec cette couverture collector! Je suis heureux, fier et touché d’être celui que notre communauté et nos soutiens ont choisi pour représenter les hommes trans’ aujourd’hui. Nous sommes sur cette couverture, en tant qu’hommes. Il est important de ne pas se focaliser sur le négatif alors que nous souffrons. On m’a dit et redit que je ne méritais pas d’être dans ce magazine. Tous les jours, depuis plus de six mois, de nouvelles notifications de commentaires et de tags sur le fait qu’un trans’ n’est pas un homme. Et pourtant si. Respecté par ces quatre autres hommes, ainsi que par Men’s Health, en tant qu’homme.»

"We are here to awaken from the illusion of our SEPARATENESS." Thich Nhat Hanh We made history today! We have the FIRST EVER Transgender Male representation in Mens Health, a mainstream men's magazine! This opens the door for more and more opportunities to be seen and heard in our future as a community. Change happens in layers and this is a huge layer we have peeled back! The doors opened with this Collectors Edition cover! I am grateful, proud, and humbled by being the one our community and supporters chose to be the representation for Transgender Men today. We are on that cover- as men. It is important we do not focus on negativity in our time of hurting. I was told over and over how I do not deserve to be in this magazine. Everyday, over the last 6 months, new comments emails and tags on how a Transgender man is not a man- but there we are. Respected by these other 4 men, as well as Mens Health – as men. It wasn't the cover- but that isn't our journey. Our journey is the one that will unfold before us. You can hurt- be angry- or mad, those are all relative feelings. But use those feelings to feel empowered to keep on pushing for our rights and equality as Transgender Individuals. You have not seen the last of us. Grab your copy at shop.menshealth.com or at select stores near you! #inevergiveup #neithershouldyou #humbled #feelingempowered #wearemen #transisbeautiful #mhguycontest #unite #brotherhood @menshealthmag

Une photo publiée par Aydian Dowling (@alionsfear) le

 

LE DÉBAT DE LA SEMAINE
Les Dégommeuses poursuivent leur exploration des questions LGBT dans le sport avec un nouveau rendez-vous, le 22 octobre, à la mairie du XXe arrondissement de Paris. Le thème: «L’épouantail lesbien: Lesbophobie et reproduction des normes de genre dans le sport». «Si le milieu sportif est généralement considéré comme étant hostile aux hommes homosexuels, une idée communément répandue voudrait que les vestiaires de sport soient truffés de lesbiennes, en particulier ceux investis par les équipes évoluant dans des sports traditionnellement considérés comme masculins (principalement sports collectifs et sports de combat), indique le club. Qu’elle soit totalement fantasmée ou corresponde à une certaine réalité, cette représentation n’est pas sans incidence sur les politiques de promotion du sport féminin, qui tendent plutôt à rassurer le public, les parents ou les sponsors sur la capacité des sportives à rester féminines indépendamment de leur pratique sportive.»

Avec Philippe Liotard, maître de conférences en histoire et socio-anthropologie du sport à Lyon 1, Camille Martin, doctorante en sociologie, Caitlin Fisher, membre de Discover, ancienne footballeuse aux États-Unis et au Brésil.

LE CLICHÉ DE LA SEMAINE
Un beau symbole d’amitié entre Abby Wambach et sa partenaire de l’équipe américaine de football Sydney Leroux qui s’est mariée le 9 octobre.

This pretty much sums up our friendship… 🙂 #sheletmewearasuit #wasnotbridzilla @sydneyleroux

Une photo publiée par @abbywambach le

LE STADE DE LA SEMAINE
Pour la première fois, l’équipe de France féminine de football va fouler la pelouse du Stade Jean Bouin de Paris à l’occasion du match amical contre les Pays-Bas, vendredi 23 octobre, à 21 heures. Berceau du Stade Français qui évolue dans le championant de France de rugby, l’enceinte avait accueilli les demi-finales et la finale de la Coupe du monde féminine de rugby 2014.

LA QUESTION DE LA SEMAINE
Foot d’elles s’interroge sur l’absence de Gaëtane Thiney en équipe de France. La capitaine de Juvisy aux 117 sélections nationales ne figure pas sur la liste des 23 joueuses retenues pour France-Pays-Bas et Ukraine-France, le 27 octobre, «une absence qui confirme la tendance des dernières semaines,», relève le site. «Avec cette mise à l’écart de Gaëtane Thiney qui suit celle de Céline Deville, se pose légitimement la question d’un changement de cycle en équipe de France» à l’horizon de la Coupe du monde 2019 organisée en France.

LES DIABLES DE LA SEMAINE
À la faveur de sa victoire contre Israël, mardi 13 octobre, la Belgique apparaîtra à la première place du football mondial, le 5 novembre, lors de la publication du nouveau classement de la fédération internationale de football (Fifa) devant l’Allemagne et l’Argentine. Les diables rouges étaient troisièmes dans le classement d’octobre. Depuis trois ans, la Belgique monte en puissance, emmenée notamment par son attaquant Eden Hazard, sous la direction de son sélectionneur Marc Wimots qui affiche un bilan avantageux, 27 victoires, 6 matches nuls et 7 défaites. Quart de finaliste au Mondial 2014, la Belgique est la huitième sélection a atteindre le sommet. Elle est, en revanche, la seule à ne pas avoir gagné un titre européen ou mondial. Le 5 novembre, le Brésil apparaîtra à la 8e place. La France est 23e.

LES MOTS DE LA SEMAINE
Beaucoup d’éléments de langage autour du quart de finale de la Coupe du monde de rugby entre la France et la Nouvelle-Zélande, samedi 17 octobre: «miracle», «révolte», «bataille». Sèchement battu par l’Irlande (24-9), dimanche 11 octobre, le XV de France, deuxième de sa poule, va donc rencontre les All Blacks, champions du monde en titre, premiers de la leur.

Comme l’indique Rugbyrama, «inutile de se mentir, trouver des raisons de croire à un miracle face à la Nouvelle-Zélande a été complexe et nous avons dû fouiller longuement. Un élément peut cependant permettre d’y croire (au moins un peu). La Nouvelle-Zélande n’est pas invincible. En dépit de chiffres affolants (13 victoires sur les derniers 14 matchs, 36,4 points, près de 5 essais de moyenne contre les meilleures Nations du Monde), les Néo-zélandais sont faillibles. Au moins une fois».

Battus de justesse en 2011 en finale de la Coupe du monde (9-8), les Français ont en revanche laissé beaucoup de points lors des quatre dernières confrontations contre les hommes à la fougère, en test match. Les Français ont battu les Blacks deux fois… en Coupe du monde, en demi-finale en 1999 et en quart de finale en 2007.

LA NOSTALGIE DE LA SEMAINE
Ils s’étaient opposés en finale, en 2011, que sont devenus les joueurs des deux équipes. Un article interactif de L’Équipe.

LE CALENDRIER DE LA SEMAINE (2)
Florent Manaudou, Frédérik Bousquet et Camille Lacourt, trois grands noms et champions de la natation français font les beaux mois d’un calendrier tout en eaux et en tatouages:

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur CALENDRIER IDOLES DES BASSINS – 15 Octobre 2015 – Making-of

À voir aussi, Florent Manaudou au Grand Journal pour évoquer le calendrier et son engagement pour le mariage pour tou.te.s.

L’INAUGURATION DE LA SEMAINE
Nouvelle salle pour le Tango Bourges Basket qui a reçu, mercredi 14 octobre, dans un Prado rénové, l’Ekaterinbourg en première journée de poule éliminatoire de l’Euroligue. Battues 65-58, les Berruyères de Céline Dumerc ont néanmoins tenu le choc face aux superstars du club russe, Sandrine Gruda ou les Américaines Diana Taurasi et la toute nouvelle recrue Brittney Griner, arrivée des Phoenix Mercury et donc en Europe pendant l’intersaison américain. Les Phoenix Mercury avaient été battues en finale de conférence du championnat WNBA par les Minnesota Lynx qui ont remporté, mardi 13 octobre, la compétition.

LE CONCERT DE LA SEMAINE
Amélie Mauresmo est allée voir Christine and the Queens. La championne, capitaine de l’équipe de France de tennis de Fed Cup et coach d’Andy Murray, a apprécié. La chanteuse a passé une belle soirée à Genève: