Avec Voices From The Front Line (en français «des voix en première ligne»), la campagne Free & Equal des Nations Unies Free & Equal a voulu montrer les visages et les voix de ceux et celles qui à travers le monde subissent encore des persécutions homophobes, lesbophobes et transphobes: ils et elles viennent de Russie, du Cameroun ou du Kirghizistan et tout.e.s ont connu les violences et le rejet en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, parfois venant de leur famille ou de leurs proches, ou encore des forces de police:

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En Afrique du Sud, Vuyelwa Jennifer Magxala raconte comment son mari a d’abord rejeté sa propre fille lesbienne: «Il disait “non, pas de ça chez moi”. Je me suis assise avec lui et j’ai dit “Elle est ce qu’elle est, on ne peut rien y changer, tout ce qu’on a à faire c’est de l’accepter”.» En Malaisie, Nisha Ayub a été condamnée à trois mois de prison: «Les gardes m’ont demandé de montrer mes seins à tous les détenus», raconte cette femme trans’. Au Nigeria, les parents de Michael Ighodaro ont tenté de «guérir son homosexualité» en l’envoyant chez des pasteurs et des médecins quand il était âgé de 14 ans, avant même que lui-même réalise qu’il était homo: «Quand j’ai eu 17 ans, j’ai pris la décision de leur dire qui j’étais, et j’ai dû fuir.»