Les chiffres sont impressionnants et réjouissants puisque derrière les statistiques, ce sont des vies humaines qui ont été sauvées. Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a publié le 14 juillet son nouveau rapport qui montre que les nouvelles infections à VIH ont baissé de 35% et les décès liés au sida de 41% depuis 2000. Selon Onusida, en 15 ans, «la riposte mondiale au VIH a permis d’éviter 30 millions de nouvelles infections à VIH et près de 8 millions (7,8 millions) de décès liés au sida depuis 2000». Un résultat obtenu en grande partie par l’accès aux antirétroviraux. Quinze millions de personnes sont actuellement sous traitement.

CHUTE DES INFECTIONS CHEZ LES ENFANTS
Le rapport montre que pour l’année 2014, 83 pays, qui représentent 83% de toutes les personnes vivant avec le VIH, ont réussi à enrayer ou inverser les épidémies auxquelles ils faisaient face, y compris les pays connaissant des épidémies majeures, comme l’Inde, le Kenya, le Mozambique, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe. La chute des nouvelles infections est aussi très importante chez les enfants et en 2015, Cuba est devenu le premier pays à être certifié par l’Organisation mondiale de la Santé comme ayant éliminé les nouvelles infections à VIH chez les enfants.

PROGRESSION CHEZ LES GAYS
Ce tableau encourageant ne doit pas faire oublier les échecs. Le rapport souligne que «les nouvelles infections à VIH sont en hausse chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, notamment en Europe occidentale et en Amérique du Nord». Soixante quatorze pays ont déclaré avoir adopté des lois interdisant la discrimination contre les personnes vivant avec le VIH et dans 76 pays, les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont pénalisées. Dans sept pays, elles sont passibles de mort. Autre point noir, la prise en charge des personnes trans’: «Les personnes transgenres ne sont pas reconnues comme un genre distinct dans la plupart des pays et ne sont généralement pas prises en compte dans la formulation des politiques publiques et des programmes de protection sociale.» L’objectif de mettre fin à l’épidémie à l’horizon 2030 semble atteignable pour Onusida, il faudrait augmenter le budget actuel de 22 milliards pour le porter à près de 30 milliards en 2020.