L’AGENDA DE LA SEMAINE
Malicieux détournement par Robbie Rogers du «gay agenda», expression employée par les conservateurs américains pour leur propagande contre les homosexuel.le.s dans les années 1990. L’attaquant ouvertement gay des Los Angeles Galaxy a déjà biffé la première ligne:

L’ÉCHARPE DE LA SEMAINE
Omar Gonzales, l’un des collègue de Robbie Rogers aux Los Angeles Galaxy, est très heureux de la décision de la Cour suprême américaine d’autoriser le mariage des couples de même sexe. À noter qu’aux États-Unis, l’un des accessoires les plus prisés par les supporters existe en mode rainbow.

LES TWEETS DE LA SEMAINE
Dans le flot de réactions, celle d’Abby Wambach. L’attaquante de l’équipe américaine de football trouve à peine les mots pour exprimer sa joie:

Et explique à sa très gay-friendly co-équipière Sydney Leroux pourquoi elle se sent si proche d’elle:

La Fédération américaine de football y est aussi allée de son tweet:

L’ANNIVERSAIRE DE LA SEMAINE
Il s’en est passé des choses le 26 juin:

LA PHOTO DE LA SEMAINE
Il avait annoncé ses fiançailles avec le styliste Saul Carrasco, lors des Gay Games, en août 2014, Blake Skjellerup l’épouse le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine. Le patineur de vitesse néo-zélandais, sur les réseaux sociaux, raconte son merveilleux mois de juin où il a eu 30 ans, est devenu résident américain, dans un pays où tous les couples peuvent désormais se marier.

Emotion is greatly overcoming me. June truly is turning out to be one monumental month for me, my family, my friends,…

Posted by Blake Skjellerup on vendredi 26 juin 2015

 

LE RETOUR DE LA SEMAINE
Michael Sam est revenu à Montréal où il a retrouvé son club des Alouettes. Le footballeur américain ouvertement gay s’était éclipsé pour des raisons personnelles peu après sa signature avec la franchise qui évolue dans le championnat canadien. Un retour sans grand bruit, indique le site rds.ca, laissant cours à quelques supputations sur l’aller-retour express du joueur aux États-Unis. TMZ croit savoir que Michael et son fiancé Vito Cammisano se seraient séparés.

LE COUP DE GUEULE DE LA SEMAINE
Agacées Les Nouvelles News, après avoir lu les propos de Noël Le Graët. Dans Le Parisien (payant), lundi 29 juin, après la défaite des Françaises contre l’Allemagne, en quart de finale de la Coupe du monde, le président de la Fédération française de football répond à la question «Allez-vous revaloriser les primes comme il y a quatre ans?» par un curieux «De toute façon, avec les filles, ce n’est jamais une affaire d’argent». Les Nouvelles News rappellent que les femmes ont touché 10000 euros pour leur quart de finale contre 93000 euros pour les hommes lors du Mondial 2014. «À quand un président de la FFF qui pourrait dire: “De toute façon, les garçons, ce n’est jamais une affaire d’argent”», s’interroge le site.

LES NUS DE LA SEMAINE
Ali Krieger, joueuse de l’équipe américaine, finaliste du Mondial, compte parmi les athlètes qui participent cette année au Body Issue d’ESPN (en ligne le 6 juillet, en kiosques le 10). Celle que ses co-équipières appellent parfois Warrior Princess (Krieger veut dire guerrière en allemand, langue qu’elle parle couramment depuis ses années au 1. FFC Francfort avec lequel elle a remporté la Ligue des champions féminine de l’UEFA en 2008) raconte sa vie de footballeuse, ses blessures et le tatouage qu’elle arbore sur son flanc, une citation du Petit Prince, en allemand: «On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux».

Dans ce clip, les autres athlètes qui ont roulé des mécaniques, nu.e.s:

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur ESPN The Magazine’s 2015 Body Issue Roster

Brittney Griner est de la partie. La basketteuse ouvertement lesbienne, qui est aussi une adepte du tatouage, est revenue, samedi 27 juin, à la compétition, en championnat nord-américain, après sept matches de suspension. Son équipe, les Phoenix Mercury, s’est inclinée contre les Minnesota Lynx (75-56).

brittney_griner_espn_body_issue 2015

Parmi les autres athlètes du magazine, la nageuse américaine Natalie Coughlin ou Stanislas Wawrinka, champion des Internationaux de France de Roland Garros:

LA FINALE DE LA SEMAINE
États-Unis-Japon (champion du monde en titre), ce sera la finale de la Coupe du monde féminine de football, dimanche 5 juillet, pour la revanche de 2011.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur HIGHLIGHTS: USA v. Germany – FIFA Women’s World Cup 2015

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur HIGHLIGHTS: Japan v. England – FIFA Women’s World Cup 2015

LE CONCERT DE LA SEMAINE
À la veille de Wimbledon, Serena Williams et sa BFF Caroline Wozniacki sont allées assister au concert de Taylor Swift à Hyde Park. Serena a fini sur scène avec Kendall Jenner, Karlie Kloss et Cara Delevingne.

Cool down after the @taylorswift concert with my bff @carowozniacki

Une photo publiée par Serena Williams (@serenawilliams) le

L’ENTRETIEN DE LA SEMAINE
Dans L’Équipe Magazine (payant), belle conversation avec Amélie Mauresmo, championne de Wimbledon en 2006, dix ans après son titre en juniors. Elle y raconte le poids de l’histoire, les traditions du plus prestigieux tournoi du monde : «Quand on pénètre sur le centre court, on ressent que l’histoire est là, confie-t-elle. Ce n’est pas une pression ou un poids supplémentaire: c’est un vrai privilège. Celui d’avoir l’honneur, la chance et l’opportunité de jouer sur ce court (…). Sur ce court, on ne s’entraîne pas: personne n’a le droit d’y jouer avant le début du tournoi. Il est protégé, presque sacralisé.»

LES MOTS DE LA SEMAINE
Conférence de presse à la veille du début des explications dans le grand tableau, à Wimbledon. Andy Murray, champion 2013, parle de ses ambitions, de son mariage, de Serena Williams qu’il admire et de sa relation avec sa coach, Amélie Mauresmo, qui le suit depuis 15 mois: «Avec Amélie, on a vraiment connu des moments délicats depuis 12 mois, a expliqué le joueur britannique. Je sais que beaucoup ont douté de moi mais elle m’a toujours soutenu durant cette période (…). Tout cela influence évidemment ma confiance ou l’estime de soi, appelez cela comme vous voulez. Je suis content d’une certaine façon d’avoir pu lui rendre sa confiance en jouant bien cette saison. Elle a vraiment un tempérament différent des autres entraîneurs que j’ai connus. J’apprécie vraiment de travailler avec elle».

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