«Tel Aviv, capitale homosexuelle de la Méditerranée», « Israël, oasis gay au cœur du monde arabe», « Destination de rêve du tourisme gay-friendly». Ces dernières années, l’État d’Israël n’a pas économisé ses efforts pour valoriser son image de pays ouvert aux personnes LGBTI. Réalité ou stratégie marketing? Altermondes donne la parole à Ghadir, une militante de l’association Aswat, qui dénonce ce qu’elle appelle le pinkwashing d’Israël. Ou comment l’État juif se peint en rose pour faire oublier les violations des droits des palestiniens.

Les femmes palestiniennes homosexuelles vivent une triple discrimination: en tant que femmes, dans une société patriarcale; en tant qu’homosexuelles, dans une société où l’hétérosexualité est la norme et en tant que Palestiniennes vivant à l’intérieur d’Israël. C’est ce que dénonce l’association Aswat – «voix», au pluriel, en arabe – qui travaille pour et avec les femmes palestiniennes homosexuelles vivant en Israël. Elle dénonce tout particulièrement la stratégie de pinkwashing menée par l’État d’Israël.

«Israël dépense des millions de dollars auprès d’agences de communication et de marketing pour se construire une image internationale de paradis pour les homosexuels. Cette propagande, appelée pinkwashing, instrumentalise les LGBT pour détourner l’attention internationale des violations des droits humains dont Israël est responsable.»

Ghadir, membre d’Aswat

Écoutez cet extrait d’une interview que Ghadir a accordée à Radio Galère, radio indépendante marseillaise, le 7 août 2013, alors que la ville phocéenne accueillait l’Euro Pride:

Fanny Essayie et Andrea Paracchini

Ce témoignage est publié dans le cadre d’un partenariat entre Yagg et Altermondes. Actuellement en kiosques, le numéro 42 d’Altermondes propose un long dossier sur les droits des personnes LGBTI dans le monde (lire En kiosques: Un dossier sur les droits LGBTI dans le monde dans «Altermondes»).