Promesse de campagne de François Hollande lorsqu’il était candidat à la présidence de la République en 2012, l’ouverture de la Procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes a été malmenée. D’abord exclue du texte de loi dit du mariage pour tous, annoncée dans un texte de loi sur la Famille, elle a été définitivement enterrée le 3 février 2014, emportant dans sa tombe le texte de Dominique Bertinotti qui prévoyait par ailleurs de discuter le statut du beau-parent, la filiation et bien d’autres sujets. Depuis, le gouvernement se refuse à tout commentaire et se réfugie derrière l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) attendu – en toute hypothèse – pour la fin 2015.

DEUX AVIS FAVORABLES
Mais les lignes pourraient peut-être de nouveau bouger. Selon Le Monde, qui révèle l’information ce vendredi 26 juin, à la veille de la Marche des fiertés parisienne, deux instances indépendantes, le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) et le Défenseur des droits, présidé par Jacques Toubon, sont sur le point de rendre publics deux avis favorables à l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. «Une offensive venue de l’intérieur», pour le quotidien d’information, sachant que le «HCEfh a été créé en 2013 et ses 73 membres sont nommés par arrêté du premier ministre».

Outre, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, le HCEfh préconise par ailleurs une prise en charge financière par l’État et appelle à «instaurer la possibilité d’une déclaration commune anticipée de filiation». «Le gouvernement se saisira-t-il de ces travaux? En attendant, un couple de femmes s’étant vu refuser une PMA en France a décidé de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’Homme, arguant de la discrimination qu’elles subissent en raison de leur orientation sexuelle. “Une première”, d’après leur avocate, Me Caroline Mécary», conclut Le Monde.

À lire sur le site du Monde.