S’appuyant sur les réponses de François Hollande au questionnaire que l’association avait envoyé aux candidat.e.s à l’élection présidentielle en 2012, SOS homophobie fait le point sur 12 revendications touchant à la lutte contre l’homophobie et la transphobie. Ouverture du mariage, bien sûr, mais aussi don du sang, interdiction des discriminations fondées sur l’identité de genre («Face à la réalité, une promesse bien maigre, écrit l’association, qui décerne un 0,5/5 à François Hollande), santé sexuelle des lesbiennes, lutte contre les LGBT-phobies au travail…

bilan Hollande SOS homophobie
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«La loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe constitue la principale avancée de ces trois premières années, indique l’association dans un communiqué. En dépit de contestations résiduelles, elle est aujourd’hui largement acceptée par l’opinion. SOS homophobie salue également l’alignement en 2014 du délai de prescription des infractions à caractère homophobe et transphobe sur celui des autres discriminations.»

«Certaines promesses semblent en voie d’être tenues», se réjouit aussi SOS homophobie, évoquant les prises de position de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femme, sur le don du sang, celles de Christiane Taubira sur la reconnaissance des enfants né.e.s par gestation pour autrui (GPA) à l’étranger ou sur le changement de prénom des personnes trans’, ou encore la campagne Coup de sifflet contre l’homophobie du ministère des Sports (lire «Coup de sifflet contre l’homophobie»: le ministère des Sports lance une campagne de lutte contre les discriminations).

SOS homophobie met néanmoins en garde: «Ces avancées ne nous feront pas oublier l’inaction et les reculades dangereuses des pouvoirs publics». «L’accès à la PMA (procréation médicalement assistée) est toujours refusé aux couples de femmes et aux femmes célibataires, liste-t-elle. Aucune mesure n’a été prise pour reconnaître pleinement la diversité des modèles familiaux et donner ainsi un statut à tous les parents (beaux-parents, co-parents, parents sociaux) [ndlr, sur cette question, la note donnée par SOS homophobie est de 1,5/5, avec ce commentaire: «Résultat catastrophique qui met en danger nos concitoyen.ne.s et leurs familles. Il faut réagir.»]. À l’école, les jeunes LGBT ont été totalement abandonné.e.s et laissé.e.s seul.e.s face aux violences dont elles et ils sont victimes [ndlr, «Le candidat Hollande avait fait de la jeunesse une priorité. Il semble que le président Hollande l’ait oubliée», précise SOS homophobie sur son site, avec une note de 1/5]. Enfin, les pouvoirs publics refusent toujours de s’intéresser aux difficultés que rencontrent les personnes trans’ dans leur parcours de transition et leur changement d’état civil.»

«Pendant les deux dernières années du quinquennat, SOS homophobie sera particulièrement attentive à ces promesses non tenues, conclut l’association. Dans ces domaines, toute inaction rend les responsables politiques complices des discriminations et des violences subies par les personnes LGBT.»