Parole contre parole. D’un côté Sharon Feinstein, auteure d’un entretien avec Jules Stewart, la mère de Kristen, dans lequel la relation amoureuse de l’actrice, actuellement à l’affiche de The Guard (bande-annonce ci-dessous), déjà disponible sur les plateformes VOD, avec son assistante Alicia Cargile est confirmée, après des mois de rumeurs et de photos volées (mais jamais contestées). De l’autre, Jules, qui, après publication par The Sunday Mirror, dément avoir tenu les propos qui lui sont prêtés.

Très vite, la journaliste se défend, affirme n’avoir rien inventé et promet de rendre public l’enregistrement de l’interview. Même si le journal pour lequel elle travaille n’est pas connu pour sa crédibilité et son sens de la déontologie, la virulence avec laquelle Sharon Feinstein défend son honneur et celui de la profession laisse penser qu’elle est sincère. «J’ai l’intention de publier mon enregistrement de l’interview que j’ai faite de la mère de Kristen Stewart en deux clips. Restez à l’écoute, indiquait-elle rapidement sur Twitter. Quand on parle à un.e journaliste de bonne foi, ce n’est pas juste de le nier et de remettre l’intégrité des journalistes en cause. Je vais mettre les enregistrements en ligne pour porter le drapeau des journalistes et de leur intégrité partout et mettre fin à cette haine, cette façon incessante de les mettre en doute.»

Peu après, elle faisait état de difficultés techniques:

https://twitter.com/sharonfeinstein/status/610578578158288896

https://twitter.com/sharonfeinstein/status/610581099836755968

Puis abandonnait et allait se coucher, promettant une publication le lendemain:

https://twitter.com/sharonfeinstein/status/610582887109382148

Que s’est-il passé pendant la nuit pour que Sharon Feinstein décide finalement de ne pas publier ce fameux enregistrement? Rien n’est encore très clair (et ne le sera peut-être jamais). La journaliste, qui répondait volontiers aux médias la veille pour se défendre, refuse désormais toute interview. Elle a publié un post court sur son blog, censé mettre un terme à la polémique et aux spéculations, mais sa formulation intrigue encore plus:

«J’ai conscience que Jules Stewart a affirmé que l’interview qu’elle m’a accordée a été utilisée hors contexte, qu’elle n’a jamais parlé de sa fille ou de la relation de sa fille. C’est tout simplement inexact. J’ai raconté l’histoire telle qu’elle m’a été rapportée et immortalisé lors de notre interview, qui s’est tenue de façon longue et cordiale le jeudi 11 juin. Je suis très déçue et attristée qu’elle déclare le contraire. C’était une histoire très positive, racontée par un parent aimant. Toute déclaration contraire n’est pas prouvée et tout simplement faux.»

Sur Twitter, elle sous-entend aussi que la décision ne lui appartient pas et que The Mirror lui a interdit de publier l’enregistrement:

Cette situation quelque peu absurde pose au moins une question: qui a intérêt à ce que l’enregistrement – dont il est très probable qu’il existe – ne soit pas publié? La journaliste a tout à gagner à prouver qu’elle a fait son travail correctement. Son employeur aussi, semble-t-il. Seule Jules Stewart peut espérer faire oublier cet entretien, mais – et on peut le regretter – le «mal» est déjà fait. Internet a de la mémoire et ses déclarations resteront, qu’elles soient vraies ou fausses. D’autant que comme le remarque Gawker, The Mirror n’a (pour l’heure) pas retiré l’article.

La principale intéressée, Kristen Stewart, ne s’est pas exprimée et ne s’exprimera sans doute pas, comme à son habitude. L’actrice, si elle ne se cache pas, n’a pas pour habitude d’évoquer sa vie en dehors de son travail. Ce qu’elle a à dire de cette polémique restera donc proablement entre sa mère et elle.

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur THE GUARD Bande Annonce (Kristen Stewart – 2015)