Culture & Loisirs, Livres | 15.05.2015 - 15 h 17 | 3 COMMENTAIRES
  • Alysia Abbott
  • Anna Madrigal
  • Anne David
  • Armistead Maupin
  • Babylone Underground
  • Baudelaire le diable et moi
  • Christine Détrez
  • Chroniques d'une branleuse
  • Chroniques de San Francisco
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  • Hervé Guibert ou les morsures du destin
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  • Transidentités Ordre & Panique de genre
  • Xavier Bezard

Les Lectures de Yagg: «Anna Madrigal», «Richie», «Fairyland», «Ladies’ Taste»…

Publié par
Mais aussi la biographie d'Hervé Guibert, le dernier roman des éditions Dans L'Engrenage et la BD de Rokhaya Diallo et Kim Consigny.
les lectures de yagg mai 2015

- Photo : Garrett

Sommaire

Anna Madrigal d'Armistead Maupin
Pari(s) d’amies de Kim Consigny et Rokhaya Diallo
Richie de Raphaëlle Bacqué
Fairyland d'Alysia Abbott
Hervé Guibert ou les morsures du destin de Frédéric Andrau
Baudelaire, le diable et moi de Claire Barré
Ladies’ Taste de Laura Trompette
Garde ton derrière fermé de Jaffar
Face à la mer de Clara Asunción García
Chroniques d’une branleuse d'Anne David
Babylone Underground, d’Éloïse Cohen de Timary
Gustave de Xavier Bezard
Quel genre? de Christine Détrez
Transidentités, Ordre & Panique de genre et Médiacultures, la transidentité en télévision de Karine Espineira

 

anna madrigalAnna Madrigal, Armistead Maupin, Editions de l'Olivier, 304 p., 21€. Anna Madrigal (The Days of Anna Madrigal, en anglais) est le neuvième et ultime tome des Chroniques de San Francisco. Ou plutôt, il s'agit, après Michael Tolliver est vivant et Mary Ann en Automne, du troisième livre consacré à un personnage particulier de la série initiale, publiée entre 1978 et 1989, qui comprend six tomes. Comme son nom l'indique, Anna Madrigal est consacré au personnage phare de la série, l'ex-tenancière du lotissement situé au 28, Barbary Lane de San Francisco, là où ont cohabité tous les personnages principaux de la série: Michael, Mary Ann, Brian ou Mona. Anna a désormais 93 ans et vit avec un jeune homme trans' qui s'occupe d'elle. Près de 40 ans après l'avoir créée, Armistead Maupin livre enfin la clé du mystère Madrigal, en revenant sur son enfance dans la petite ville sans âme de Winnemucca, dans le Nevada, où sa mère tenait jadis un bordel. Ce sont ces passages-là les plus réussis. Les autres personnages des Chroniques sont également évoqués, mais ils sont devenus un peu ennuyeux. Brian semble avoir enfin trouvé la femme qui lui convient. Michael Tolliver coule des jours paisibles avec le compagnon qu'il a épousé. Mary Ann s'est éloignée de ce petit groupe, mais tous gardent une certaine affection pour elle, en souvenir du passé. Seule Shawna, fille biologique de l'ancienne meilleure amie de Mary Ann, Connie Bradshaw, que Brian a élevée après la mort de Connie, semble en mesure de reprendre le flambeau spirituel du 28, Barbary Lane et de la douce folie qui y a régné jadis. Tout ce petit monde va se retrouver au Burning Man, le festival le plus bobo de la planète, pour un dernier tour de piste. En faisant la paix avec les démons de son adolescence, Anna Madrigal boucle définitivement la boucle des Chroniques de San Francisco. Plus qu'une conclusion à une épopée qui a marqué plusieurs générations de lectrices et de lecteurs, Anna Madrigal constitue au fond une invitation à relire les premiers livres. Les Chroniques sont mortes? Vive les Chroniques! Xavier Héraud

 

paris d'amies diallo consignyPari(s) d'amies, Kim Consigny et Rokhaya Diallo, Delcourt, 144 p., 17,95€. Cassandre rentre des États-Unis, une déception amoureuse sur le cœur, mais des idéaux et des projets plein la tête, et surtout ses meilleures amies à retrouver. À travers une histoire a priori assez banale d'une bande de copines, leurs discussions, leurs engueulades, leurs désaccords et leurs doutes, Rokhaya Diallo croque finement et avec humour les vies de ces jeunes femmes au caractère bien trempé. Elle n'hésite d'ailleurs pas à inviter régulièrement des convictions politiques dans les préoccupations de ses personnages pour témoigner de leur soif de liberté: celle de porter le voile si on l'a choisi, ou celle de ne pas se lisser les cheveux malgré la pression de l'entourage, par exemple. Rokhaya Diallo touche à des sujets légers mais seulement en apparence grâce à ces personnages féminins qui à elles cinq symbolisent toute la diversité de la société. Le trait vivifiant de Kim Consigny confère enfin une belle énergie à ces trentenaires que l'on croise tous les jours dans la rue… et qui ne sont pourtant quasiment jamais représentées dans la BD française. Maëlle Le Corre

 

richie raphaelle bacqueRichie, Raphaëlle Bacqué, Grasset, 288 p., 18€. Avec Richie, surnom donné par les étudiants de Sciences Po à celui qui fut leur directeur pendant 16 ans, la journaliste au Monde raconte Richard Descoings, son ascension dans les cercles du pouvoir et un début de disgrâce (le scandale de la gestion de Sciences Po), brutalement interrompu par sa mort en 2012 dans un hôtel new-yorkais. Raphaëlle Bacqué mêle indistinctement vies privée et publique et l'orientation sexuelle de ce vrai personnage de roman n'est qu'une donnée comme une autre de sa personnalité. Certain.e.s veulent voir dans le parcours de «Richie» un témoignage de la puissance du «lobby gay». Pur fantasme. La biographie de la journaliste du Monde montre au contraire que Descoings était homme de réseaux, certes, mais davantage de réseaux de pouvoir, ou de grands corps de l’État, que de réseaux liés à l'homosexualité. Tout au plus son orientation sexuelle explique-t-elle certains éléments de son parcours, comme son engagement bref, mais intense, à Aides au milieu des années 80 (les pages les plus passionnantes du livre). Elle explique sans doute aussi que le patron de la SNCF – son ancien compagnon – mette aisément à disposition des rames de train pour faciliter ses déplacements et ceux de ses étudiant.e.s. Elle explique enfin certaines de ses affinités. Mais c'est à peu près tout. Sur ce sujet, Raphaëlle Bacqué lui prête d'ailleurs cette formule qui en dit long sur l'ambivalence de l'homme: «Je suis homosexuel pour ceux qui savent, hétérosexuel pour ceux qui n'ont pas besoin de savoir». Au-delà de cet aspect, le livre vaut surtout le détour pour sa description des méandres du pouvoir: dîners du Siècle, ce club très fermé des élites, renvois d'ascenseurs constants entre hauts fonctionnaires, politiques ou grands patrons, etc. Et au milieu de tout ça, un homme, qui a voulu transformer son école, presque l'École elle-même, tout en brûlant la vie par les deux bouts. XH

 

fairylandFairyland, Alysia Abbott, Editions Globe, 384 p., 21,50€. Bien plus qu'un simple témoignage, Fairyland est un récit à hauteur d'enfant, puis d'adolescente, qu'Alysia Abbott a entrelacé d'extraits du journal de son père ou de lettres, pour raconter son enfance hors normes. L'histoire intime d'une petite fille élevée par un père gay, et l'Histoire avec un grand H du San Francisco des années 70 et 80, de sa communauté gay, puis par la suite, des ravages du sida. Une histoire d'amour lumineuse entre un père et sa fille dont on espère que l'adaptation en cours signée Sofia Coppola sera à la hauteur de ce roman exceptionnel… (lire l'interview de l'auteure Alysia Abbott) MLC

 

herve guibert seguierHervé Guibert ou les morsures du destin, Frédéric Andrau, Séguier, 337 p., 22€. Hervé Guibert a marqué son époque car il fut l'un des tous premiers à parler du sida, de son sida, à visage découvert. Sa mort, en décembre 1991, a suivi de très près sa notoriété soudaine due au très grand succès d'À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie, publié un an auparavant et dans lequel Guibert témoigne de sa maladie et décrit aussi l'agonie du philosophe Michel Foucault, lui aussi mort du sida. Tout le livre de Frédéric Andrau tend d'ailleurs vers les dernières années de la vie d'Hervé Guibert et le biographe veut tout expliquer par ce qu'il est advenu de Guibert atteint du sida: ses thèmes de prédilection comme la déchéance physique, son attirance pour la mort, ses photos, son goût pour une certaine provocation, ses écrits. C'est sans doute un peu plus complexe que cela. Frédéric Andrau a parlé avec de très nombreux proches de Guibert et principalement sa femme. Il s'était mariée avec Christine pour que son œuvre ne soit pas maltraitée après sa mort. Au passage, on ne sait pas ce que Guibert, ouvertement homosexuel, aurait pensé du mariage pour tous, lui qui avait épousé la compagne de son amant. Les nombreux témoignages qu'Andrau a recueilli lui permettent de dessiner un portrait détaillé, fourmillant d'anecdotes, de l'écrivain, du photographe et de l'homme. Christophe Martet

 

baudelaire le diable et moiBaudelaire, le diable et moi, Claire Barré, Robert Laffont, 282 p., 18 €. Quand on est toquée de poésie, fan de Baudelaire et que l'on s'ennuie ferme dans sa vie, quoi de plus normal que d'accepter un voyage dans le temps à la rencontre du grand Charles. L'expédition, bien sûr, ne s'organise pas avec l'agence de voyage du coin de la rue mais avec le diable. Pour des dizaines d'années de damnation. Que faire de ces rencontres? Parler? L'héroïne préfère baiser. Elle dépucèle aussi Gilbert-Lecomte, rencontre Verlaine et Rimbaud avec qui elle s'offre une virulente partie à trois. Mais Charles reste son héros, elle l'invite au XXIe siècle. Toujours taraudé par son envie d'écrire, le poète frotte sa plume au temps présent qu'il découvre avec voracité. L'histoire dégringole jusqu'à une fin pour le coup trop sage, mais c'est cru, exubérant, désespéré et drôle. Entre énergie et cynisme, la patte de Claire Barré, aussi puissante que son premier roman, Ceci est mon sexe, agrippe la lecture avec poigne. Très réussi. Bénédicte Mathieu

 

Ladies-Taste_book_fullLadies’ Taste, Laura Trompette, Hugo & Cie, 360 p., 17€. Vous avez envie d'une romance sexy qui ne s'interdit rien? Le monde du luxe vous intrigue? Le franglais ne vous fait pas peur? Tentez Ladies' Taste, premier roman de Laura Trompette. Mariée, mère de deux enfants, Eléonore est directrice artistique du groupe Modus. Depuis qu'elle a mis de côté sa peinture pour faire carrière dans le luxe, sa vie semble tracée. L'arrivée de Crystal, sublime brune ambitieuse et talentueuse, bouscule ses plans. Pour la première fois, une femme la fait frémir. Quant à Crystal, qui couche avec qui lui plait quand ça lui plait, elle ne s'attend pas à ce que son cœur se mêle de ses affaires. N'espérez pas ici de happy end, on est plutôt dans une parenthèse pas toujours enchantée de désir qui monte, de caresses volées et d'œufs vibrants. Entre Gossip Girl et Le Diable s'habille en Prada, l'auteure s’amuse, clairement. Et nous avec elle. Judith Silberfeld

 

jaffar garde ton derriere fermeGarde ton derrière fermé, Jaffar, Editions Naffati, 200 p., 14€. C'est un livre in-croy-able! Jaffar se raconte sous les traits du jeune Faissal et cette autobiographie laisse sans voix. Très vite, il comprend que le «femmelette» dont on l'affuble dans sa cité – son propre frère ainé est un redoutable homophobe – peut le broyer pour toujours. À 11 ans, d'une étonnante précocité et d'une intraitable détermination, il va inverser la courbe du malheur fatal et faire de son homosexualité le cœur de sa survie puis de sa vie. Tel David contre Goliath, Faissal-Jaffar va affronter chaque obstacle jusqu'à en sortir vainqueur, quitte à préférer mourir plutôt que plier. Les études seront son horizon premier: elles lui permettront de sortir de cette cité (hélas, si semblable à ce qu'on imagine). Il deviendra ingénieur en aéronautique et vit à Paris. Ce livre du type manuel de survie en milieu hostile devrait servir de bréviaire à tous ces jeunes beurs homos de cités (et pas que), leur apporter des raisons de vivre, de se battre… Cet ouvrage tient aussi du conte de fées, rude souvent mais dont la personnalité de l'auteur enchante littéralement son lecteur. Eric Garnier (en partenariat avec Homomicro)

 

face-a-la-mer-clara-asuncion-garcia-001Face à la mer, Clara Asunción García, Dans L’Engrenage, 190 p., 16,50€. Il y a des livres qui font du bien, et des livres qui font mal avant de faire du bien. Face à la mer appartient à la deuxième catégorie. Nuria a eu deux femmes dans sa vie, rencontrées à un an d’intervalle, au collège: Valeria la meilleure amie et Elisa qu’elle a aimée. Toutes deux en sont sorties. Différemment mais toutes deux violemment. Dix-huit ans après s’être séparées pour la dernière fois, Nuria et Elisa se retrouvent. Elles ont changé, leurs vies ont changé. Les retrouvailles sont aussi douloureuses que l’ont été les séparations. La peur qui a fait fuir Elisa effraie toujours Nuria. Cette peur et cette douleur pénètrent l’écriture de Clara Asunción García, en débordent, se répandent. Pour suivre Nuria, il faut accepter de partager sa colère, sa terreur, son deuil, espérer aussi les voir laisser place à l’amour. Ça fait mal, mais, avec un peu de chance, ça finira par faire du bien. JS

 

chroniques dune branleuseChroniques d’une branleuse, Anne David, Vanloo, 94 p., 9€. La branleuse de ces chroniques est chômeuse, mais le chômage n’est pas le sujet des chroniques, plutôt le prétexte. Un prétexte à réfléchir aux préjugés sur les chômeurs et chômeuses mais aussi sur les gens qui travaillent, à raconter les dédales administratifs et la lassitude, les pensées décalées de la vie quotidienne, les rayons de soleil aussi. À parler d’art et de politique entre les lignes. Sous l’amertume pointent souvent l’ironie, la dérision, l’humour. La vie, quoi. JS

 

 

 

impurs 1 seuleBabylone Underground, Éloïse Cohen de Timary, Serge Safran éd., 212 pages, 16 €.
Gaston Galibert disparaît à Étretat, Marguerite Schwartz apparaît à Buenos Aires. Saut extrême pour une histoire de dettes et d'assurance-vie. Gaston-Marguerite valdingue de sous-sols crasseux en mondes interlopes jusqu'à Valparaiso. Road trip tonitruant, belle galerie de personnages. Le récit est parfois presque convenu dans le trash, mais quel texte imagé, poignant, drolatique. Babylone underground, premier roman d'Éloïse Cohen de Timary, propose un bel univers. BM

 

 

Mise en page 1Gustave, Xavier Bezard, Eros Onyx Editions, 286 p., 15€. Gustave, c'est un prénom familier si vous lisez Yagg. C'est en effet le nom d'un blog passionnant et passionné consacré à Gustave Caillebotte, peintre, collectionneur et mécène. Né en 1948, Caillebotte peignait souvent des hommes, le plus souvent des ouvriers, dans leur quotidien, si ce n'est dans le plus simple appareil. Des portraits sensuels ou virils qui ne laissent pas indifférents les gays depuis plusieurs générations. En 2011, Christophe Honoré signait Homme au bain (avec François Sagat dans son premier rôle non pornographique) en référence directe à un tableau de Gustave Caillebotte datant de 1884 et qui figure en couverture de ce roman. Ce peintre mort jeune, qui fit aussi beaucoup pour la reconnaissances des impressionnistes, était-il homosexuel pour autant? Nul ne le sait. Mais Xavier Bezard a sa petite idée. Le narrateur, un chimiste passionné par l'essor de la photographie, rencontre le peintre dans un salon mondain et tombe amoureux de l'homme après avoir été fasciné par ses tableaux. Des tableaux qu'il peut examiner «en toute connaissance de cause» si l'on peut dire. Dans la France de la fin du XXe siècle, l'homosexualité demeure taboue mais l'auteur s'amuse à ponctuer le récit de vivantes peintures du Paris homosexuel de cette fin de siècle ainsi que de moments d'érotisme torrides entre le peintre et son amant. Gustave se lit d'une main… l'autre est occupée à regarder sur internet les toiles qui y sont si joliment décrites. Xavier Bezard s'attache aussi à faire revivre une époque où le progrès parait sans limite mais où les conventions sociales restent figées. Une réussite (lire l'interview de Xavier Bezard). CM

 

quel genre christine detrezQuel genre? Christine Détrez, Editions Thierry Magnier, 112 p., 13,50€. Synthétique et efficace, Quel Genre? est un petit ouvrage qui permet d'aborder les différentes interrogations qui entourent le genre.
Christine Détrez y explique de façon simple en quoi on distingue le sexe du genre, le biologique du social, et pourquoi les études autour du genre permettent de comprendre et d'analyser certains mécanismes et certains stéréotypes. Elle conclut en questionnant justement la place qui leur est donnée: repères indispensables pour l'équilibre de la société selon les un.e.s, sources d'inégalités selon les autres. Court, mais sans faire de raccourcis, idéal quand on se pose des questions, et parfait quand on n'aime pas les réponses toutes faites. MLC

 

karine espineira transidentites ordre et panique de genremediacultures karine espineiraTransidentités, Ordre & Panique de genre, Karine Espineira, L'Harmattan, 266 p., 27€ et Médiacultures, la transidentité en télévision, Karine Espineira, L'Harmattan, 230 p. 24€.
Docteure en Science de l'Information et de la Communication, Karine Espineira, qui est cette année l'une des lauréat.e.s du Prix Pierre Guénin contre l’homophobie, poursuit son travail de recherche autour des questions trans' et de leurs représentations dans la société, notamment à travers les médias. Première partie de cette étude, Transidentités, Ordre & Panique de genre est un état des lieux de la communauté trans' en France, à travers son évolution historique. Dans un second temps avec Médiacultures, la transidentité en télévision, Karine Espineira s'est appuyée sur 40 ans d'archives de l'Ina et a produit une analyse socio-historique du traitement médiatique des personnes trans' à la télévision française. MLC

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Journaliste de Yagg.
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LES réactions (3)
  • Par pinpin 15 Mai 2015 - 16 H 45
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    @Maëlle Le Corre – Rokhaya Diallo citée dans Yagg? Pas sûr qu’elle soit vraiment gay friendly ni vraiment très ouverte sur la laïcité, sans même parler d’athéisme, elle qui est régulièrement invitée aux congrès de l’UOIF. Voir, à ce sujet, ce qu’en dit Caroline Fourest, notamment dans son dernier livre…

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  • Par zphyr 15 Mai 2015 - 19 H 01
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    @Christophe Martet : une petite coquille : Gustave n’est pas né en 1948 mais en 1848 ! sinon, belle présentation. Merci.

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  • Par clara ag 16 Mai 2015 - 9 H 50
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    Merci beaucoup de le faire un trou dans votre Web a l’histoire de Nuria et Elisa. Et merci pour ces belles paroles qui lui sont adressées JS.
    Salutations de l’Espagne,
    Clara Asunción García

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