Confession d’une ex-Femen, Eloïse Bouton, Editions du Moment, 208 p. 16,95€.
Qu’on les admire ou qu’on les déteste, que l’on conteste leurs discours, que l’on questionne leurs méthodes, les Femen fascinent. Eloïse Bouton était là quand le petit groupe d’actions est arrivé à Paris. Militante féministe convaincue, elle s’est retrouvée hapée dans le tourbillon haletant et grisant de ce groupe mené par la charismatique Inna Shevchenko. Si Eloïse Bouton a désormais pris ses distances, elle ne renie pas son engagement dans Femen et c’est sans doute là que réside la force de son récit: une sincérité totale sur la façon dont elle a rejoint le groupe activiste, puis s’en est éloignée pour poursuivre son chemin. Ses confessions ne permettent pas forcément d’obtenir toutes les réponses aux questions que l’on peut se poser sur le fonctionnement opaque de l’organisation, mais elles mettent néanmoins en lumière certains travers, la paranoïa constante, le manque de solidarité, sans oublier certains comportements pas toujours reluisants d’une Inna Schevchenko caractérielle ou d’une Caroline Fourest hautaine et irrésistiblement attirée par les caméras de télé.

Cet article est extrait des Lectures de Yagg du 28 mars 2015, à lire en intégralité ici.