«On restait beaucoup toutes les deux. C’est comme ça que ça a démarré… La rumeur.» Lorsque les résultats scolaires de Julie, 14 ans, ont commencé à baisser, ses parents ne se sont pas vraiment inquiétés. La rumeur selon laquelle Julie était homo, elle, s’est installée. Les moqueries et les bousculades ont laissé la place à une plus grande violence: «Des grandes sœurs des filles de mon collège, des lycéennes, m’ont attrapée dans la rue. L’une avait un compas, elle disait “Je vais te tuer, je vais te kidnapper”.» L’incident se passe en plein jour, dans une rue commerçante de Marseille, sans que personne n’intervienne. Julie s’enfuit, ses parents portent plainte, le collège ne réagit pas. Julie finira par changer d’établissement.

Rappelons que les collèges – celui qu’a quitté Julie, son nouveau collège, et tous les autres – ont la possibilité d’inviter des associations comme SOS homophobie, le MAG, Contact…– pour des IMS (interventions en milieu scolaire), qui restent encore le meilleur moyen de lutter contre les LGBT-phobies et le harcèlement qui en découle dans les établissements scolaires.

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