L’union faisant la force, la tendance est la multiplication des lettres pour représenter notre communauté – au sens large. Aux désormais classiques L, G, B et T s’ajoutent de plus en plus souvent un I – LGBTI – et/ou un Q – LGBTI ou LGBTQI –, voir un A – LGBTQIA. Dans ce contexte, est-il à contre-courant de s’interroger sur la logique du T?

Sur la plateforme de libre expression de Metro.co.uk, Lee Hurley, trans’ FtM, lance le débat. «Je déteste le terme LGBT. À cause de la confusion qu’il crée, explique-t-il. Être lesbienne, gay ou bi.e, ce sont toutes des sexualités, donc vous serez excusé.e.s si vous pensez qu’être trans’ en est aussi une. Les formulaires demandent si vous êtes hétéro, homo, bi.e ou trans’. Mais ce n’est pas une sexualité. C’est un genre. Ça n’a pas plus de sens que ce soit inclus avec LGB que si on ajoutait “femme”.»

Il poursuit en soulignant qu’avant son coming-out, il était attiré par les femmes et donc considéré comme lesbienne; aujourd’hui il est toujours attiré par les femmes, et donc hétérosexuel. «Si j’étais attiré par les hommes, je serais gay, ajoute-t-il.

«Vous voyez comment ça fonctionne? Vous voyez qu’on peut être trans’ et gay, ou lesbienne, ou hétéro, ou bi.e? L’un n’est pas équivalent à l’autre.»

À lire sur Metro.co.uk.