Lundi 13 avril, la présidente chilienne Michelle Bachelet a officiellement signé l’Acuerdo de Unión Civil voté au Parlement fin janvier, après plusieurs années de lutte pour la reconnaissance des couples de même sexe. Dans un émouvant discours, elle a remercié les parlementaires de tous partis politiques, mais aussi les personnes de la société civile, qui se sont investi.e.s dans le débat public pour faire progresser les droits humains. L’association Movilh a salué cette grande avancée:

«Aujourd’hui est un jour historique. Pour la première fois l’État reconnait qu’il n’y a pas qu’une seule façon de faire famille. À compter d’aujourd’hui, l’État protège la diversité des familles et prend la responsabilité des injustices historiques fondées sur des préjugés et des tabous qui n’auraient jamais dû exister.»

La reconnaissance des familles homoparentales et des couples de même sexe sera-t-elle un premier pas vers de nouvelles mesures qui bénéficieront à la communauté LGBT? En même tant que l’adoption de la loi sur l’union civile, le Sénat a voté en faveur d’une loi permettant aux personnes trans’ de modifier leur état civil sans être contraintes de subir une opération de réassignation sexuelle. «J’ai parlé à la présidente des discriminations que les enfants et adolescent.e.s trans’ subissent et de l’importance de les intégrer à une loi sur l’identité de genre, a indiqué le militant trans’ Andrés Ignacio Rivera Duarte, qui a fondé l’Organización de Transexuales por la Dignidad de la Diversidad (OTD). Elle a fait part de son intérêt sur leur situation et s’est engagée à analyser le contexte et les stratégies lors d’une rencontre que nous aurons.»