Alors que débute la 21e édition du Sidaction (du 27 au 29 mars), Jean-Luc Romero est allé expliquer au Grand Journal pourquoi la mobilisation est toujours aussi essentielle. À ses côtés, Christophe Dechavanne, qui présentait le tout premier Sidaction en 1994, et le Pr Willy Rozenbaum.

On est encore loin d’un vaccin, a souligné Willy Rozenbaum, mais «on a aujourd’hui tous les outils pour limiter l’épidémie en France et éventuellement dans le monde». «On les a, ces outils, on n’aurait pas besoin de vaccin pour voir l’épidémie diminuer ou éventuellement quasi-disparaître», a-t-il insisté, évoquant le dépistage, le traitement des personnes infectées, le traitement des personnes en prévention pré-exposition et en prévention post-exposition, la capote «qui reste un outil extrêmement important».

Jean-Luc Romero a découvert sa séropositivité en 1987, et c’est notamment à ce titre qu’il était invité. «À peine 20% des jeunes franciliens accepteraient d’avoir une relation sexuelle protégée avec une personne séropositive, a-t-il souligné, s’inquiétant des retours des fantasmes sur la maladie. Aujourd’hui les personnes séropositives sont quasiment cachées, c’est une maladie invisible, plus personne ne le dit. Les deux problèmes des personnes séropositives, c’est à la fois la précarité et les discriminations.» Et de poursuivre: «On reste dans ce cercle vicieux de la honte. Christophe [Dechavanne] rappelait tout à l’heure que c’est “la maladie des pédés et des drogués”. D’ailleurs pour les drogués ce n’est pas vrai du tout, ils ont été hyper responsables de leur santé et aujourd’hui dans les nouvelles découvertes, ils sont moins de 1% des cas. (…) Ils ont été beaucoup plus responsables que les hétérosexuels, et beaucoup plus responsables que les gays.»

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C’est pour lutter contre ces fantasmes et idées reçues qu’en 1994, lors du premier Sidaction, Clémentine Célarié avait embrassé sur la bouche Patrice Janiaud, un homme séropositif. Jean-Luc Romero dit alors rêver qu’Antoine de Caunes lui fasse la même chose. Qu’à cela ne tienne, le présentateur se lève et s’exécute:

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